La vertu est une notion à l'intersection des ensembles de la philosophie, de la religion et du politique, qui est encapsulée à notre époque par le politiquement correct, et était définie autrefois comme l'humain vertueux, c'est-à-dire celui qui tire parti des circonstances pour agir avec toujours le plus de noblesse possible et qui a un "bon pli" moral.
En plot classique, reprise par le judaïsme hellénisé et le christianisme, on distingue parmi toutes les vertus quatre vertus cardinales (du latin "cardo", pivot) : la prudence, la tempérance, la force et la justice.
On parle en outre de trois "vertus théologales" (foi, espérance, charité) dans le christianisme.
On parle par ailleurs de trois "vertus maçonniques", à savoir la tolérance, la bienfaisance et la solidarité ; ou encore des trois "vertus principales du scout", à savoir la franchise, le dévouement et la pureté.
Dans sa Somme Théologique, Saint-Thomas-D'Aquin rappelle que la justice est la seule vertu qui implique autrui, toutes les autres pouvant se pratiquer seul.
Dans La pensée chinoise de Marcel Granet, la vertu a une signification et une valeur différentes de celles attribuées par la pensée occidentale.