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Chapitre V
Où l'on donne des preuves supplémentaires que les Français sont le peuple le moins raciste du monde, que les contrôles au faciès ne font pas de la France un pays raciste et où l'on parle de l'exil forcé des Français à l'intérieur de leur propre pays.
Le lendemain je te surprends en train d’écouter je ne sais quelle musique venue d’Amérique. Soudain une idée me frappe : - Et le jazz ?
- Quoi le jazz ?
- Oui, j’allais oublier : le jazz, le blues, la musique noire !
- Eh ben quoi ?
- Ce sont les Français, les premiers, bien avant l’Amérique blanche qui ont, dès les années 20, apprécié et reconnu la valeur de la musique noire. Les musiciens noirs se produisaient sur les grandes scènes de France devant un public blanc quand, en Amérique, ils restaient relégués dans les quartiers et les boîtes de nuits pour « nègres". C'est en France, pas en Amérique, que la noire Joséphine Baker a été littéralement idolâtrée et c'est en France que "La revue nègre" faisait courir un tout-Paris emballé. Alors, quand l’Amérique qui exterminaient les Indiens au même moment où, par nos soins, la population de nos colonies augmentait considérablement, qui a été si longtemps adepte de l’apartheid et méprisante de tout ce qui venait des noirs, nous donne des leçons de multiculturalisme et d’antiracisme, elle ferait mieux de se taire. Faut-il que la propagande médiatique anti française soit puissante pour que Tony Morisson, ce prix Nobel noir de littérature, ait confié à un journaliste de l’Express, qui, naturellement, n’a pas rectifié : « Avec mon Nobel et mon diplôme de Princeton, chez vous, en France, je n’aurais pas de job ». Elle a peut-être le prix Nobel, mais la mémoire bien courte, car à 78 ans, elle devrait savoir ce que je t’ai appris : à quel point la France était et est encore en avance sur les États-Unis, ne serait-ce que par les mariages mixtes toujours si rares là-bas et si banals chez nous depuis longtemps. Il y a tellement d’arguments à opposer à cette accusation de racisme contre la France et les Français que, forcément, je finis par en oublier. Tiens ! Encore un autre, et pas des moindres : sais-tu qu’en 1948, le président du sénat, c’est-à-dire le second personnage de l’état, appelé à gouverner la France en cas de décès de son président, était un noir originaire de Guyanes, Gaston Monnerville ?
- Pas possible !
- Eh, oui ! Tu vois : tu en as des choses à apprendre ! Je te conseille de lire à ce sujet dans le livre de Stefan Zweig : "Le monde d'hier", le chapitre "Paris, la ville de l'éternelle jeunesse", qui est un hommage vibrant à notre capitale et à l'inexistence totale du racisme en son sein. Écoute, je vais essayer d’être tout à fait impartiale, je ne dirais pas que la France n’est pas du tout raciste, ce qui serait ridicule, mais je dirais que c’est sans doute le pays le moins raciste du monde. Enfin! Réfléchis : raciste un pays qui doit compter environ, toutes races confondues, dix millions de Français d’origine africaine, c’est-à-dire trois à quatre fois plus que dans n’importe quel autre pays ? Qu’est-ce que ce serait si nous n’étions pas racistes ! Comme le disait Mitterrand, des fusées soviétiques qui étaient à l’Est alors que les pacifistes étaient à l’Ouest, les donneurs de leçons sur la Diversité nous viennent maintenant d’Afrique où l’uniformité raciale est la règle ! Raciste un pays qui subit depuis des années les émeutes de jeunes d’origine africaine, sans avoir jamais réagi par la moindre contre émeute ni même la moindre manifestation de rue pour dénoncer les violences de cette jeunesse, pas même quand celle-ci a fait sauter des bonbonnes de gaz dans le métro à l’heure de pointe, tuant des dizaines d’innocents ?
- Je ne savais pas !
- Bien sûr que tu ne savais pas. Tu étais trop jeune pour te le rappeler. Et c’est le genre de souvenirs que nos liquidateurs s’empressent d’enterrer.
- Tu ne peux tout de même pas dire que tous les jeunes d’origine africaine sont des terroristes en puissance !
- Non, certes ! Sauf… que le terroriste Khaled Kelkal était devenu un héros pour la jeunesse des banlieues. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est toute la presse collabo de l’époque qui le répétait à l’envie, sans jamais s’en être scandalisée, avec, au contraire, sinon de l’admiration, du moins une compréhension bienveillante.
- La presse collabo ? C’est quoi ?
- Je vois qu’il urge que je t’affranchisse à ce sujet. Aujourd’hui quasiment toute la presse écrite et télévisuelle est plus ou moins collabo. Mais les pires, ceux qui, il y a quelques années, ont pesé le plus sur l’opinion, ont joué un rôle déterminant, sont : « le Monde », «Télérama » et « Libération ».
- Le Monde ? Mais je croyais que c’était le journal de référence.
- C’est, justement, parce que tout le monde le prenait pour le journal objectif, impartial, qu’il a effectivement été, mais qu’il n’était plus depuis assez longtemps, qu’il a réussi à formater les esprits à ce point. Contrairement à un journal comme Libération qui affichait ses partis pris politiques, lui avançait masqué. Les gens n’y ont vu que du feu. Ils ont pris ce que disait ce journal pour argent comptant. Or c’est de lui, et d’intellectuels partisans de la liquidation de notre pays auxquels il ouvrait ses colonnes, qu’est venue l’idée de présenter la France comme un pays abominablement raciste, avec le succès que l’on sait. Un jeune et fringant philosophe de mes deux a joué un rôle déterminant, avec un livre ignoble sur la France, que d’ailleurs à l’époque tous les historiens sérieux ont condamné.
- Qui ?
- Bernard-Henri Lévy.
- Il est philosophe ? Je croyais que c'était le mari d'Arielle Dombasle.
- Plût au ciel qu'il ne fût que cela ! Toujours est-il qu'à partir de là, ce prétendu racisme des français est devenu un filon de bonimenteurs et d’amuseurs à la mode dont le modèle fut un certain Guy Bedos, inusable chouchou des médias ; puis il est devenu un filon médiatique tout court pour pseudos intellos en panne d’imagination et de discours, pour les fils à papas ignares du cinéma et du show-biz, et j’en passe ; un kit, un substitut « light » au savoir et à la culture mis à la disposition d’une jeunesse décérébrée et amnésique trop heureuse de s’en contenter, comme si un nécessaire de toilette vous dispensait de prendre régulièrement une douche. C'est à partir de la qu'un nombre grandissant de cultureux a commencé à porter fièrement la honte d'être français en bandoulière.
- Être fier d'avoir honte, c'est bizarre.
- Tu l'as dit. Être fier d'avoir honte de son pays, ça tient lieu, une fois pour toutes, à ces cuistres, de brevet de subtilité intellectuelle du haut de laquelle ils regardent avec mépris ceux qui, comme nous, aiment bêtement leur patrie. La palme revient, en ce qui concerne la télévision, à Canal +.
- Moi je trouve qu’ils ont l’air sympa à Canal. J’aime bien les guignols de l’info.
- Ils ont l’air sympa, oui, mais seulement l’air, et encore ! Ils plaisent à la jeunesse parce qu’ils sont jeunes, beaux, blagueurs, rigolards et sexys, tout le contraire du traître et du collabo de l’imagerie traditionnelle. Ils n’en sont que plus dangereux. En réalité, pas plus méprisants des Français comme nous que ces faux rebelles, ces vrais "mutins de Panurge " toujours, quand l’occasion s’en présente, à communier avec les Arabes ou les noirs de l’émission dans le mépris de la France et des français comme nous. Ce sont les pires. Fais attention dorénavant et tu verras que j'ai raison. Tu les regarderas et les écouteras d'un autre oeil et d'une autre oreille.
- Il leur arrive quand même d'être drôles.
- Comme un larbin peut l'être pour plaire à son maître sans le choquer. Enfin, aujourd'hui, pour des tas d'imbéciles, vomir son pays fait partie du standing, comme la piscine, les poutres au plafond, la cheminée en pierre et le dernier Houellebecq sous le bras. Bon. Je ne vais pas me lancer dans un développement sur ce journal et les médias en général parce que nous n’en sortirions plus tant il y aurait à dire. Revenons plutôt à nos néo français d’Afrique. De quels faits précis se plaignent les Africains chez nous. On va se livrer à une petite énumération. Passons sur l’école, les professeurs et les acteurs sociaux : nous savons qu’ils se mettent en quatre pour eux, et venons en à ce qui pourrait justifier l’accusation. Commençons par le commencement : pendant des années, ainsi que je l’ai mentionné, les antiracistes n’ont eu à se mettre sous la dent comme « preuve » que les contrôles d’identité baptisés pour les besoins de la cause contrôles « au faciès », simple mesure de prévention que la gent antiraciste a réussi à faire passer pour une mesure de répression. Outre que c’est plutôt maigre comme preuve, il y aurait beaucoup à dire : pense à ton cousin Pierre et à ton cousin José. L’un est corse et l’autre d’origine à moitié espagnole. A qui ressemblent-ils ? On en a souvent fait la remarque ensemble.
- A des Arabes.
- Exactement. Et en France ils sont légions les bruns bronzés à cheveux noirs qui ressemblent, à s’y méprendre, à des Arabes, habillés, de plus, exactement comme eux, c’est-à-dire comme tous les jeunes : Provençaux, Corses, Français d’origine espagnole ou italienne et j’en passe. Or jamais on ne les a entendus se plaindre de contrôles d’identités abusifs alors que les « Arabes » s’en plaignent sans cesse. Pourquoi ?
- … ?
- Parce que, d’abord, de toute évidence, comme on les croit sur paroles, les intéressés exagèrent la quantité de contrôles qu’ils subissent, et, surtout, qu’il ne s’est jamais agi, en réalité, de contrôles «au faciès » mais « à la dégaine », à la dégaine de voyous. Or, il se trouve que c’est presque toujours des Arabes ou des noirs qui ont cette dégaine-là et que, de surcroît, ce sont eux qui peuplent à 70% les prisons alors qu'ils ne représenteraient que 10% de la population française ! La police ne va tout de même pas perdre un temps précieux à contrôler autant ceux qui ne produisent que vingt pour cent de la population carcérale ! Elle se concentre sur les groupes à risque, sinon la notion de prévention ne voudrait rien dire ! Et d'abord est-ce que les hommes s'indignent d'être beaucoup plus souvent contrôlés que les femmes ?
- Je ne savais pas ça. Non, je ne les ai jamais entendus s'en plaindre. Pourquoi les contrôle-t-on plus souvent que les femmes ?
- D'après toi ?
- Parce qu'on sait qu'ils commettent plus de vols et de violences qu'elles ?
- Tout juste. Pareil pour les Maghrébins et les noirs, le plus souvent musulmans, par rapport aux Européens ou aux Asiatiques. Et puis, tiens, le fils adoptif de ta cousine est bien d’origine maghrébine et il en a le type. Pourtant il n’a jamais été contrôlé par la police, pourquoi ?
- Parce qu’il n’a pas du tout l’air d’un voyou.
- Voilà ! C’est aussi simple que ça. S'ils n'étaient pas si nombreux à avoir adopté cette dégaine, les Africains seraient beaucoup moins contrôlés. Bien sûr, je t’accorde qu’il puisse y avoir des exceptions, mais elles ne contredisent pas la règle, pas plus que les bavures policières qui mettent les cités en pétard. Ce point réglé, poursuivons. Les Africains français sont-ils privés des droits et des avantages, probablement uniques au monde, que l’on accorde, parfois, d'ailleurs, plus difficilement aux « de souche » : allocations chômage, allocations familiales, allocation logement, allocation parent unique, RMI, soins médicaux gratuits, école gratuite, et j’en passe ? NON. Sont-ils, à travail égal, moins payés que les « de souche » ? NON. (Ce sont plutôt les « de souche » qui sont moins payés qu’ils ne seraient en droit de l’espérer à cause de l’afflux de miséreux africains). Ont-ils droit à des soins de moins bonne qualité que les « de souche » ? NON. Reçoivent-ils, de l'Éducation nationale, une moins bonne instruction que les "de souche" ? NON. On les favorise même par rapport aux « de souche » au nom de la « discrimination positive ». Refuse-t-on de les soigner dans les hôpitaux ? NON. Y reçoivent-ils des soins de moins bonne qualité ? NON. Refuse-t-on de les servir dans les magasins ? NON. Refuse-t-on leurs enfants dans les cantines ? NON. On leur prépare même des repas conformes à leur religion. Leur refuse-t-on le droit de se marier à un ou une « de souche » ? NON. Quand ils sont français, leur refuse-ton le droit de vote ? NON. De manifester ? NON PLUS. En revanche les oblige-t-on, à payer les transports en commun, comme les « de souche » ? NON. Manifeste-t-on une intransigeance particulière à réprimer leurs triches et leurs combines ? Pas davantage, bien au contraire. En fin de comptes, que reste-t-il comme preuve du racisme français ?
- Tu oublies la discrimination à l’embauche, peut-être.
- Certes, elle a existé. Elle existe peut-être encore jusqu'à un certain point. Mais, outre qu'elle est rarement vérifiable, puisque beaucoup de "de souche" galèrent également pour se faire embaucher, là aussi, il faut mettre un gros bémol à ce reproche : l’impolitesse d'un grand nombre de ces jeunes grandis dans nos banlieues de l’Afrique, leur insociabilité, leur incapacité à s’exprimer correctement en Français, leur intonation aboyante, leur ignorance crasse dans tous les domaines, leur absence de ponctualité, leur mauvais vouloir, bref, leur « culture » barbare de banlieue dont ils sont si fiers, les rendent inemployables. Tout au plus pourraient-ils occuper les emplois les moins qualifiés possibles, or ceux-là, leur vanité les refuse. De toutes façons cet argument est devenu caduque puisque, sous le faux nez de ce que l'on nomme discrimination "positive", s'est mise en place une discrimination ethnique, raciale et raciste, en faveur des Africains ; discrimination qui est une injure de plus aux principes républicains ainsi qu'à la masse laborieuse et honnête des petites gens "de souche" déshérités, qui n'ont eu que le tort d'avoir accueilli ces populations étrangères sur leur modeste pré carré.
- On leur refuse l'entrée des discothèques, à ce qu'il paraît.
- On leur refuse l'entrée des discothèques !!! Qu'en voilà une horreur ! Ah ils ont bien raison de nous en vouloir à mort ! Non, sans rire : le coup de la discothèque interdite, c'est leur grand morceau de bravoure ! Le plus inusable ! Comme si l'existence se réduisait pour eux à la vie en discothèque ! Et avec quel argent s'il vous plaît, quand on se prétend, comme ils le font, si misérables ?
- Tu sais bien qu'ils ne paient pas, eux.
- Mauvais esprit ! Je me demande d'où tu peux bien le tenir... Bref, il arrive, en effet, qu'on leur interdise les discothèques parce que se présentant souvent sans accompagnement féminin, ils cherchent à soulever les filles des autres et provoquent bagarres et désordre. Ce n’est pas du racisme mais du principe de précaution. Et puis il y a pire que les discothèques. Il y a le regard raciste. Je ne sais pas si tu as déjà débusqué dans la rue le regard raciste mais ça ne doit pas être de la tarte ! Tiens ! Essaie un peu de prendre le regard raciste pour voir? Comment ça, tu ne sais pas ? C'est tout simple : suffit que tu me regardes. Si je suis arabe ou noir, c'est un regard raciste puisque tu l'es forcément, raciste. Une tournante ou un tabassage à côté c'est de la petite bière. Pire encore, il y a des gens qui osent demander à un musulman s'il boit du vin ! Même que c'est dans Monde ! Tu vois à quel point ils sont à plaindre dans notre pays. On comprend pourquoi ils brûlent les voitures, les bibliothèques et les écoles. On mettrait la France à feu et à sang pour bien moins que ça !
Tu me dévisages un quart de seconde d'un air interrogateur avant de comprendre que j'ironise. Tu ne résistes pas à entrer dans le jeu à ton tour : - Et il paraît qu'on prononce mal leur nom !
- Pas possible ! Et dire qu'on écorchait sans cesse le mien, de nom de jeune fille, et que je n'y voyais que du feu ! Si j’avais su ! Je repends mon sérieux : - Hélas, il n'y a pas de quoi rire. C'est à ce genre de reproches absurdes que l'on mesure leur haine paranoïaque. N'oublie pas qu'il y a déjà eu de malheureux "de souche" assassinés par des "jeunes" pour un regard qui n'a pas eu l'heur de leur plaire et baptisé sur le champ "raciste".
- En somme, ils ne veulent voir que le dixième du verre vide et pas les trois quarts du verre plein.
- Euh... les neuf dixièmes du verre plein, si je sais compter. Dis plutôt qu'ils ne veulent voir que le plateau où pèsent quelques injustices mineures et qu'ils refusent de voir celui où pèse quantité d’énormes bienfaits. Tiens ! La meilleure preuve que même la relative discrimination à l’embauche n’a rien de raciste, c’est les femmes !
- Tu veux dire que les femmes maghrébines n’ont pas de problèmes d’embauche?
- Exactement !
- Ah, c’est vrai ! Je n’y avais pas pensé. Mais les immigrés d'"avant", ils ne connaissaient pas le chômage, eux.
- Détrompe-toi ! Dans les années 30, non seulement le chômage était aussi important qu'aujourd'hui et la misère bien plus grande, mais encore aucune prestation sociale d’aucune sorte n’existait en ce temps-là. Pourtant il n’y a jamais eu d’émeutes chez les Italiens qui étaient les immigrés les plus nombreux à cette époque et qui, comme les Polonais, se sont assimilés en bossant sans se plaindre. Même les Français comme nous ont souvent connu le chômage, la misère et même les bidonvilles. Ils n'en déliraient pas de haine pour autant contre leurs compatriotes, ne menaient pas la vie dure à leurs copains ou copines de classe, ni à leurs modestes voisins de palier qu'ils ne prenaient pas pour des bourgeois sous prétexte qu'ils bossaient pour quelques prunes et eux pas. Depuis plus d’un siècle la France a accueilli plus d’étrangers qu’aucun autre pays au monde et pas un pays au monde ne les a si bien accueillis. Tous lui en ont été reconnaissants alors même que beaucoup, comme je viens de le souligner, n’ont bénéficié à leur époque d’aucune aide sociale quelle qu’elle fût. Seuls les Arabes et les noirs qui regorgent d’aides de toutes sortes, loin d’avoir la moindre gratitude, ce que d’ailleurs personne ne leur demande, la haïssent comme peu de nations et de peuples ont été haïs. Pourtant dans leurs pays d’origine, eux ou leurs congénères ne lèvent jamais le petit doigt contre la classe corrompue au pouvoir qui les contraint à la misère et à l’exil, mais au contraire la reconduit triomphalement à chaque élection, comme on a pu le voir en Algérie. Et c’est contre la France seule, la France qui les héberge, les nourrit, les instruit et les soigne gratos, qu’ils se révoltent ! Nos compatriotes qui dorment encore plus ou moins sur leurs deux oreilles ne mesurent pas le danger épouvantable que cette haine absurde, monstrueuse, représente pour leurs enfants. Non. Tu peux chercher autant que tu veux, tu ne trouveras pas de preuves du racisme français. Pas assez convaincantes, en tous cas, pour justifier la haine que nous vouent désormais, au mépris des lois immémoriales et universelles de l'hospitalité, ces néo-français. Mieux! Il serait facile de démontrer que de toutes les communautés installées sur notre sol, y compris peut-être la française elle-même, ce sont les Maghrébins qui étaient le mieux armés pour réussir leur intégration.
- Je la sentais venir celle-là !
- Tu ne me crois pas? Tu vas voir : comparons aux Portugais puisque ceux-ci ont été longtemps la plus importante population immigrée en France et qu’ils ont été exemplaires : - D’abord contrairement à eux qui ne parlaient pas un mot de français à leur arrivée en France, les Maghrébins se débrouillaient suffisamment dans notre langue. - Deuxio alors que les Portugais, hormis exceptions, ont grandi dans des bidonvilles, les Maghrébins eux, hormis exceptions concernant surtout ces malheureux Harkis, ont grandi, comme toi et moi, dans des HLM. - Tertio, comme je l’ai déjà répété, les acteurs sociaux se sont défoncés pour eux comme pour personne. - Quarto, comparés aux "de souche", ils ont connu, jusque dans les année 90, cet avantage considérable : une famille solide alors que chez les premiers elle était depuis longtemps dans la déglingue. - Et, enfin, ils sont épargnés par l’hérédité alcoolique qui fait tant de ravages dans le petit peuple des « de souche ». Ils avaient donc tous les atouts en main pour réussir leur intégration sinon leur assimilation.
Tu ne sembles qu'à moitié convaincue et préfère revenir à une préoccupation antérieure : - Ces lois immémoriales et universelles de l’hospitalité c’est le pacte tacite et sacré dont tu m’as déjà parlé ?
- Bravo ! Tout juste. Et seuls les immigrés d’origine africaine, dans une grande proportion, se sont arrogés le droit de les bafouer.
- Pourquoi « tacite » ?
- Parce qu’il est si conforme à l’ordre des choses, au bon sens et à la sagesse que tout un chacun s’y conforme naturellement depuis la nuit des temps sans qu’il soit besoin de le rappeler de vive voix. Quand un individu ne s'y soumet pas, ce n'est plus un hôte mais...
- Un intrus ?
- Exactement. Et quand un peuple étranger ne s'y soumet pas, c'est un peuple d'envahisseurs. Et depuis la nuit des temps, partout dans le monde, les pays se défendent contre les envahisseurs. Ce n'est pas du racisme mais de l'instinct de conservation le plus élémentaire. Au nom d'un prétendu antiracisme, nos liquidateurs veulent nous priver de l'usage de notre instinct de conservation. La France, et elle seule, se devrait de se laisser envahir gracieusement sans réagir.
- C'est un peu comme si on nous... Tu te tais l'air embarrassé.
- Comme si on nous... quoi ?
- Non, rien. C'est idiot.
- Mais si, vas-y ! Dis ce que tu voulais dire.
Tu hésites puis te décides : - C'est un peu comme si... comme si on nous castrait, métaphoriquement, bien sûr.
- Mais oui. Il y a de ça, en effet. Ta métaphore n'est pas stupide du tout. On a fait de nous un peuple de castrats et nous chantons des alléluias à notre propre disparition.
Tu as l'air soulagé et contrarié à la foi.
- Qu'est-ce qui te tracasse ?
- Ben... ça m'embête de considérer tous mes copains de maintenant ou de demain sous cet angle. C'est, comme qui dirait, pas très sexy.
- Tant mieux. Tu penseras davantage à tes études.
Tu grimaces sans protester.
- Ceci dit, console-toi. Malgré les airs avantageux qu'ils se donnent et la propagande médiatique en leur faveur, les "autres" ne valent pas mieux, contrairement à ce que croient certaines décervelées de ton âge, promptes à se laisser séduire par eux. Elles apprendront vite à leurs dépens que leur virilité qu'ils portent si volontiers en bandoulière, se réduit à la violence gratuite contre les plus faibles, à agresser de paisibles quidams à dix contre un, tout en roulant les mécaniques devant de vieux retraités et des gamins sans défense. C'est une baudruche qui se dégonfle à la seconde au premier affrontement d'homme à homme et à arme égales. Tiens ! J'aime encore mieux nos castrats. Dans un tel affrontement, ce sont eux qui reprendraient l'avantage. Et puis, castrés, ils ne le sont que depuis peu, malgré eux, produits tout récents d'un conditionnement abject.
- Maigre consolation : ça nous fait une belle jambe si ce sont, pour finir, les baudruches qui gagnent !
- Que veux-tu, on se console comme on peut.
- En tous cas, pour des durs, je trouve qu'ils gémissent et se plaignent beaucoup. Toujours à pleurnicher que la France ne fait pas ci, ne fait pas ça, ne fait pas assez pour eux, comme s'ils étaient des handicapés à vie.
- Tu vois ! Qu'est-ce que je disais ! C'est l'avènement de la grande pleurnichocratie où les quartiers de victime tiennent lieu de quartiers de noblesse. Et ce n'est rien à côté de la période du ramadan et des airs de martyrs que les jeûneurs se donnent ! D'ailleurs, entre eux, ils ont un tout autre discours. En fait, ils nous font marcher et nous, nous courons. Ce mélange de violence, de lâcheté et de pleurnicheries, est aussi, d’ailleurs, typiquement mafieux. De même que, comme tu l’as remarqué toi-même, le vocabulaire utilisé par les musulmans en général : ils n’ont, en effet, comme les mafieux du film « les Affranchis », que le mot « respect » à la bouche, respect à sens unique bien entendu, et ils parlent de « protection » des « minorités en terre d’islam, protection qui est la même que celle à coups de torgnoles du mac « protecteur » ou « souteneur » à sa pute si elle ne file pas doux. Et ce n’est pas un hasard si c’est le nom arabe de « caïd » qui sert à désigner les chefs du « milieu » comme on disait avant. Ajoute l’air avantageux et arrogant, le «m’as-tu-vuïsme» tapageur à coups de fringues de luxe et de belles bagnoles de la jeunesse issue de l’immigration africaine, et la similitude avec les comportements mafieux est frappante.
- Mais beaucoup de jeunes Français comme moi se donnent ce « look » et cette attitude, je trouve, et pas seulement ceux qui vivent en banlieue et qui sont quasiment obligés de l’adopter pour ne pas se faire mal voir. J’ai des copains friqués qui l’ont adopté aussi.
- Oui, mais c’est normal, parce que, avec le goût de l’encanaillement qui caractérise le milieu médiatique, ce look et cette attitude sont extraordinairement valorisés par les journalistes, surtout ceux de la télé et de la presse « collabos ». A propos, sais-tu quels sont les exilés qui ont été les plus mal accueillis en France ?
Tu as repris ton enjouement habituel et me réponds goguenarde : - Non... mais, tiens ! Au hasard : les Pieds-Noirs ?
- Oui, parfaitement, ces malheureux Pieds-Noirs arrivés en France, démunis de tout. Eux ont été regardés de travers comme des profiteurs venus pour ôter aux Français leur pain de la bouche après l'avoir ôté aux Algériens. Pas de professeurs pour ouvrir à leurs enfants des bras énamourés comme ils les ouvrent aux Maghrébins, aux Maliens et autres polygames d'Afrique et de Navarre. Résultat : plutôt que de se plaindre et d'en vouloir à une France hostile et pourtant grandement responsable de leur malheur, ils ont serré les dents, retroussé leurs manches et remarquablement réussi dans la société française qu'ils ont désarmée assez vite et retournée en leur faveur, uniquement par leur bonne humeur, leur cordialité et leur efficacité. Ils n'ont pas eu besoin que la propagande s'acharne sur leurs compatriotes à grands coups de pub promouvant le "Vivrensemble" pour que ceux-ci comprennent que les Pieds-Noirs étaient une chance pour la France. Cherchez l'erreur. Une dernière remarque avant d’en finir avec ce point de l'accusation : les liquidateurs de la France plaignent beaucoup les immigrés africains d’un exil dont ils souffriraient beaucoup. Je n’en doute pas un instant. Mais que dire alors de l’exil que vivent dans leur propre pays, dans des banlieues qui ressemblent de plus en plus à l’Afrique et de moins en moins à la France, certains Français « de souche », généralement les plus modestes ?
- Comme si on les avait transporté de force en Algérie ou à Bamako ?
- Exactement. Que dire de cet exil immobile, « intra muros » qu’ils vivent ? Or si eux se plaignent de cette situation, d’autant plus insupportable et humiliante qu’ils la subissent dans leur propre pays sans l’avoir choisie, ils sont accusés de racisme.
- C'est peut-être la raison pour laquelle les Français prennent tant de tranquillisants. Il paraît que nous battons tous les records.
- Tiens ! Je n'avais pas pensé à ça. Il s'agit, en effet, d'un tel traumatisme pour notre peuple, aggravé par l'obligation du refoulement, que cela n'aurait rien d'étonnant. Bref : D’une part une population contrainte à un exil non désiré sur son propre territoire, de l’autre une population qui a choisi l’exil mais pour rien. Voilà le tableau.
- Pourquoi "pour rien" ?
- Parce que, d'une part, elle n'a de cesse que de reconstituer dans le pays d'accueil les conditions mêmes de religion et de culture qui lui ont rendu ses pays d'origine invivables. Son exil ne lui aura rien appris et d’ici quelques décennies, peut-être, ses descendants se verront contraints d'émigrer de nouveau. J'espère que ce sera notre revanche posthume, à nous, les "de souche". Et puis elle se dit si malheureuse en France, cette population issue d'Afrique, qu'elle semble même l'être davantage que dans ses pays d'origine. Alors pourquoi s'entêter à venir en France et à s'y installer puisqu'elle fait ainsi son malheur autant que le nôtre ? Pourquoi nos immigrationnistes s'obstinent-ils à l'encourager à immigrer chez nous puisqu'ils sont les premiers, et plus que tout autre, à soutenir mordicus qu'elle y souffre abominablement, si ce n'est, précisément, pour des raisons inavouables ? Tu dois connaître maintenant la principale de ces raisons.
- Notre liquidation. Je sais. Te fatigue pas.
- Je me demande souvent : est-ce que ça valait le coup que des hommes aient donné leur vie, parfois sous la torture, pour que la France ne soit pas allemande si c’était pour qu’elle devienne africaine ou arabe ? Ils doivent se retourner dans leur tombe. Et puis à la fin des fins, si malgré la formidable propagande que diffuse sans répit les faiseurs d’opinion autorisés (à la ramener) et le formidable conditionnement qui devrait en résulter, quelques millions de Français s’obstinent à voir dans l’immigration africaine un fléau, de deux choses l’une : ou cette immigration est vraiment un fléau ; ou, si ce n’est pas le cas, et puisque le conditionnement culturel droit-del’hommiste et « antiraciste » n’a pas de prise sur eux, c’est que ces Français sont un peuple dégénéré qui a développé le gène du racisme et constitueraient donc une race… raciste. Mais alors, mais alors ?…
- Mais alors, ce serait la preuve qu’il existe bien des races nuisibles et, par conséquent, inférieures.
- Félicitations ! S’il existe une race raciste, il peut donc, en effet, exister des races voleuses, menteuses, cruelles, criminelles, dégénérées, et, du coup, qui auraient raison ?... Les racistes ! Tu as une fois de plus, mis le doigt sur une des honteuses contradictions du «Politiquement correct». En voilà assez pour aujourd’hui. Je n’ai pas l’intention de reprendre la discussion dès demain. Je vais te laisser quelques jours de vacances d’autant que dans deux jours ce sont celles de Pâques. Comme je t’avais prévenue, je vais plutôt te donner un exercice : tu vas t’appliquer à ouvrir les yeux et les oreilles afin de débusquer toi-même tous les prétextes que l’on donne à l’immigration qui nous submerge et que nous n’aurions pas encore abordés et les excuses que l’on donne aux immigrés africains. Et puis on reprendra le fil de la discussion dans une bonne quinzaine de jours.
L’idée ne semble pas te déplaire. Tu réponds, après avoir à peine hésité : - D’accord...
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