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Chapitre VIII
Où l'on parle du grand méchant loup, du pseudo racisme des Français ainsi que de collabos et où l'on découvre que les Arabes ont été des esclavagistes comme les autres.
Le lendemain. Tu es manifestement impatiente de reprendre la discussion. Je vois que tu y as pris goût. - Mais personne n’a protesté ? Jamais ?
- Si. Un homme a très vite essayé de nous mettre en garde contre ces nouveaux peuples si radicalement étrangers et si nombreux qui s’invitaient chez nous sans notre consentement. Malheureusement, on l’a suspecté, non sans raisons, d’être un antisémite forcené, d’avoir des sympathies nazies et certains de ses propos ont frisé le négationnisme. On a pu, de ce fait, le diaboliser au point que tous ceux qui lui donnaient raison étaient présentés comme ses partisans et, donc, quasiment, comme des nazis eux aussi. Cela a été si habilement orchestré par les médias que plus personne n’a osé rien dire à ce sujet.
- Pour ça, je devine qui c’est : Le Pen ?
- Oui.
- Tu m’étonnes. Prononcer son nom, au collège, c’est comme parler du diable.
- Oui, pour ceux qui veulent nous liquider, Le Pen est pire que Ben Laden.
- Tu veux rire. Pour mes copains arabes il n’y a pas de comparaison. Ben Laden est un héros qu’ils admirent sans se cacher.
- Pourtant souvenons-nous de ce qu’il disait, le Pen : les musulmans ne s’assimileront pas. Ils seront fauteurs d’insécurité. C’est nous qui finirons par être obligés de nous assimiler à eux. La France y perdra son identité. Tous les antiracistes favorables à l’immigration d’où qu’elle vienne, l’ont traité de menteur et ont prétendu le démontrer à coups de… mensonges éhontés. Et s’il mentait ça ne pouvait s'expliquer que parce qu’il était raciste. Or, trente ans après la réalité, qu’on ne peut plus cacher, lui donne entièrement raison et au-delà. Non seulement ces immigrés, issus d’Afrique, ne s’intègrent plus, mais ce sont les malheureux « de souche » ,n’ayant pas les moyens de vivre ailleurs que dans les territoires occupés par l’immigration africaine, qui sont obligés de s’intégrer à la rue arabo-musulmane et à ses codes pour éviter de subir ses persécutions. Pourquoi, d’ailleurs, s’intégrer à une nation qui n’a pour tout passé qu’un casier judiciaire et qu’on leur a rendue haïssable ? Alors, puisqu’on ne peut plus cacher cette réalité qui lui donne raison, qu’à cela ne tienne : ceux-là mêmes qui l’avaient traité de menteur raciste ont décidé de proclamer… quoi ? Je te le donne en cent, je te le donne en mille, comme dirait madame de Sévigné (non ce n’est pas une marque de conserves)...
- … ?
- Qu’elle était ENVIABLE cette réalité. Et que la trouver consternante, était le signe du plus parfait… Je donne un signal du bras comme un chef d’orchestre : - Racisme ! Nous avons crié le mot ensemble.
- Oui, cette réalité est désormais présentée dans les journaux, les magazines, les plateaux de télé, les programmes scolaires, les films, comme ENVIABLE : les Africains ne s’assimilent pas ? formidable : ils préservent leur différence et la différence est un enrichissement ! D’ailleurs vouloir les assimiler sent à plein nez son… racisme (je fais le même geste du bras, tu entres à nouveau dans le jeu et nous crions le mot ensembles). Ils détestent la France ? formidable : ils ont bien raison de ne pas aimer ce pays… raciste (je n’ai plus besoin de te donner le signal, tu t’es piquée au jeu). Ils sont violents et aggravent l’insécurité ? formidable, ils débordent d’énergie et refusent les lois d’un pays… raciste. Et, bien entendu, ceux qui déplorent cette réalité au lieu de s’en réjouir sont des… racistes.
Cette fois tu as crié si fort en t’écroulant de rire sur le canapé que ta mère est venue voir ce qui se passait tandis que je poursuivais imperturbablement : - Mais alors si c’est si enviable pourquoi ne l’ont ils pas dit tout de suite aux Français au lieu de traiter Le Pen de menteur et d’assurer que la délinquance n’augmentait pas, que ces populations aimaient la France et qu’elles allaient s’intégrer comme les Polonais et les Italiens ? Pourquoi ne lui ont-ils pas donné raison aussitôt ?
- Oui, pourquoi ? Bredouilles-tu, hilare.
- Parce que les Français n’auraient pas été d’accord. Ils n’auraient pas laissé faire une telle aberration. Il aura fallu trente ans de lavage de cerveau pour leur faire gober la nouvelle « France ». C’est comme si on nous avait assassinés à petit feu pour que nous ne nous en rendions pas compte, ou seulement trop tard. Et comme c’est maintenant irrémédiable, il ne reste plus qu’à nous assommer par la méthode Coué : chanter, sans le moindre souci de cohérence là non plus, les joies et la supériorité du Métissage et de la Diversité. Après nous avoir caché pendant plus de vingt ans la submersion étrangère, tout à coup, maintenant qu’il n’est plus possible de la nier, changement à vue de la propagande : on nous sommes de la trouver enthousiasmante et d’entonner des alléluias à notre propre disparition...Autrement dit, non seulement il faut accepter d’avoir été baisés profond mais encore on nous engueule de ne pas jouir.
Tu joues les choquées en réprimant un fou rire prêt à rejaillir : - Grand-mère !
- Oh, ça va : tu ne fais pas partie pour rien de la génération qui écoute Skyrock !
- Bof, je ne l’écoute pas tant que ça.
- A mon avis c’est encore de trop. Passons. Le plus révoltant c’est que si ce chantage continuel au racisme a marché, c’est justement parce que les Français étaient le peuple le moins raciste du monde, qu’ils avaient en horreur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des persécutions racistes.
- Comment peux-tu savoir que la France était un des pays les moins racistes du monde ?
- Parce que j'ai beaucoup d'amis qui ont voyagé, que j'ai pas mal voyagé moi-même et que j'ai fréquenté de près, et non pas en touriste, les Arabes, ceux du Maghreb, dans leur pays et ceux de nos banlieues. Tu t'aperçois vite alors que le racisme, le racisme anti noirs par exemple, ou anti gitans pour ne pas parler du racisme anti blancs est, chez eux, bien pire que chez nous. Il est sans complexe, candide pour ainsi dire : contrairement au nôtre, il ne se pose jamais la moindre question. Il coule de source, il va de soi.
- J'ai entendu dire que dans certaines cités, les Arabes, quand ils sont majoritaires, en font fuir les noirs.
- Tout à fait exact. Et inversement. De mon temps, et ce n’est pas si vieux , les noirs d’Amérique étaient fous de la France où ils avaient découvert avec stupeur, à la libération, qu’un noir pouvait se mêler aux blancs partout et flirter avec des femmes blanches dans l’indifférence la plus totale. Les peuples du monde entier aimaient et admiraient notre pays. Un dicton disait : tout homme a deux patries : la sienne et la France, laquelle était considérée sans conteste comme la première nation au monde sur le plan culturel. Les chanteurs populaires français, Charles Trénet, Edith Piaf, Yves Montand, Charles Aznavour étaient ovationnés partout de New-York à Moscou ou inspiraient, comme Brassens et Brel, des chanteurs étrangers. Les plus grands cinéastes américains, entre autres, ont aimé tourner certains de leurs meilleurs films à Paris, dans les quartiers populaires de la capitale. Qui, aujourd'hui, nos rapeurs intéressent-ils en dehors des banlieues de l’hexagone ? Personne. Sur quelles scènes du monde les réclame-t-on à cor et à cris ? Aucune. Quels grands cinéastes étrangers se bousculent pour tourner dans nos banlieues comme ils se bousculaient pour tourner dans les quartiers populaires de la capitale dont ils appréciaient et savaient mettre en valeur le charme et la poésie malgré la misère qui suintait des murs ? Aucun. Et puis 20 ans plus tard, autrement dit un clin d’œil, la France ne serait plus bonne qu’à jeter aux chiens, alors qu’elle est toujours la même, en mieux puisqu’elle n’a plus de colonies ? Ce virage soudain à 180 degrés ne peut qu’être suspect. A ce chantage, donc à un prétendu racisme, ajoute les mensonges, la désinformation d’une propagande éhontée et tu vois le résultat sur toi qui ignorais tout de ce que je t’ai expliqué. Et si je ne te l’avais pas expliqué, tu ne te serais rendue compte de rien, mis à part l’agressivité de tes « camarades » arabes, agressivité qui s’explique, certes, par leur culture mais qui a été considérablement aggravée par la façon dont l’antiracisme totalitaire leur a monté la tête contre nous, en un mot : les a…
- Millecollinisés !
- Exactement.
Tu as repris ton sérieux : - Oui, c’est vrai. Je ressens bien, depuis la sixième, un malaise face aux Arabes et aux noirs. Depuis cette époque, j’ai comme l’impression de me sentir, justement, en leur présence, comme une intruse, mais rien n’était clair dans ma tête et je n’osais pas trop m’arrêter sur ces impressions. Et quand il leur arrivait parfois de dire que les vrais français c’étaient eux, je n’étais pas loin de le croire puisque nous les « de souche » n’étions rien (enfin, c’est ce que je pensais). J’avais l’impression que si eux étaient des Français si fièrement arabes, ou des Français si fièrement musulmans, ou des Français si fièrement africains, nous, nous n’étions que des français tout court, des rien du tout piteusement coupables.
- Coupables, tu as lâché le mot ! C’est la pierre angulaire de toute la stratégie antiraciste. La seule façon de faire gober un crime aussi inexpiable, si inouï, si unique qu’il n’a même pas de nom et qu’il faudrait lui en inventer un… je ne sais pas… si... « PATRICIDE » peut-être : assassinat de la patrie… Tiens ! À propos de patrie : il est normal de rester attaché à son pays d’origine, mais ceux qui, nés et grandis en France, y restent attachés au point de n’éprouver qu’indifférence, mépris ou haine pour leur pays d’adoption, surtout deux ou trois générations après l’installation de leurs parents, ne sont pas nos compatriotes comme nous ne sommes pas les leurs.
- Tu l'as déjà dit mais je ne comprends pas très bien.
- Tu vas comprendre : que veut dire "compatriotes" ?
- Qui sont du même pays ?
- Non. Sont compatriotes ceux qui ont la même Mère Patrie. Or si nous partageons le même pays, nous n’avons pas la même Mère Patrie que nombre de ces Français d'origine africaine. La nôtre est la France. Même ceux d'entre nous qui la détestent n'en n'ont pas d'autres ; par contre la Mère Patrie de trop nombreux néo Français reste l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou le Mali. C'est à ces pays que vont leur amour, leurs pensées et leurs regards émus et non à la France qui n'est pour eux qu'une horrible marâtre. Nous ne sommes donc pas leurs compatriotes, comme ils ne sont pas les nôtres. Là aussi il faudrait inventer un mot : peut-être « conlocaliens » : ceux qui partagent le même lieu, un point c’est tout. A la rigueur "concitoyens".
Tu hoches la tête et reviens à ton idée : - "Patricide" comme "parricide"?
- Exactement. C'est encore plus grave que l'assassinat d'un père ou d'une mère.
- Une sorte de crime contre l’humanité, alors ?
- Absolument. Si un dictateur réputé d’extrême droite avait fait ce coup là au peuple de son pays, nul doute que nos grandes consciences eussent crié au crime contre l’humanité, ou tout comme ! Pour leur faire donc gober un crime aussi impardonnable, l’idée géniale a été de convaincre les Français de toutes sortes d’abominations dont ils auraient eu l’exclusivité : l’esclavagisme, le colonialisme, le racisme, etc. Je t’ai expliqué ce qu’il fallait en penser. Tu connais le proverbe : qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. De même pour liquider la France et les Français les liquidateurs les ont accusés de racisme, et ça a marché : il fallait nous racheter de nos péchés. Bonnes poires nous nous sommes laissés convaincre, croyant bien faire, sans nous rendre compte que ce discours à notre intention ne pouvait que monter la tête des Africains contre nous. A force de nous entendre nous traiter nous-mêmes de racistes, ils ont fini par y croire mordicus, d’autant plus que ça les arrange bien de le croire : ça leur évite de se remettre en question. Moi-même au début j’ai un peu donné dans cette farce, mais ça n’a pas duré.
- Toi, grand-mère ?
- Oui. Je ne me sentais pas coupable du tout mais j’ai pensé que c’était à l’honneur de la France d’aider des populations dans la détresse. J’ai vite compris dans quel piège on nous faisait tomber. En effet, si la France se mêle d’accueillir toute la misère du monde, c’est au bas mot deux milliards d’hommes qu’il lui faudrait accueillir. Elle aurait vite fait de sombrer à son tour dans la misère et le chaos. Un enfant de dix ans serait capable de comprendre l’absurdité révoltante de cette incontinence compassionnelle. Et nos larmoyants bac plus cinq qui veulent ouvrir nos frontières à tous les peuples de la planète sans restriction aucune ni discernement en seraient incapables ? Jusqu'où mettront-ils la barre? Quand attendront-ils avant de crier "stop !", car il faudra bien le crier un jour, quand il n'y aura plus de rats à bouffer dans le pays ? Quand on commencera à se nourrir de chair humaine ? En attendant on fait de nous les boucs émissaires de ces néo-français qui nous rendent coupables de tous les maux, réels ou prétendus, qui les accablent. Et l’abject de la chose c’est qu’on nous habitue à considérer comme normal de vivre dans un climat de pogroms qui s’aggrave d’années en années, car les émeutes à répétitions qui se déchaînent dans certaines cités sont toutes dirigées contre nous, ce et ceux qui nous représentent. Jusqu’à aujourd’hui on appelait ça d’un nom et d’un seul : pogroms.
- Mais les pogroms c’étaient contre les juifs ?
- Eh bien oui ! Qu’est-ce que je te disais ? Nous sommes en train de devenir des juifs dans notre propre pays. Ou des Coptes. Et une petite minorité très agissante de Français est complice de cet acharnement à nous dénigrer. Une fois arrivé au pouvoir, c’est par une formidable propagande totalitaire que le nazisme a déchaîné les Allemands contre les juifs. Or, aujourd’hui, la même formidable propagande totalitaire est déchaînée contre les Français de souche qui commencent à être traités par l’envahisseur islamique comme les juifs des années 30. Tu vas comprendre : Qui dans ces années-là brisaient les vitrines des magasins juifs ?
- Euh... les petits voyous allemands.
- Exact. Et qui, aujourd’hui, brisent les vitrines des magasins « roumis » c'est-à-dire qui appartiennent aux Français "de souche" et assimilés ?
- Ben... les petits voyous arabes et blacks.
- Exact. Qui, dans ces années-là, incendiaient ces mêmes magasins juifs ?
- Les petits voyous allemands.
- Et qui, aujourd’hui, incendient les voitures appartenant aux Français roumis les plus modestes ?
- Les petits voyous arabes et blacks.
- Encore exact. Qui, dans ces années-là, crachaient, au sens propre et figuré, impunément, sur les juifs et les insultaient ?
- Les petits voyous allemands.
- Et qui, aujourd’hui, crachent, au sens figuré et beaucoup au sens propre, impunément, sur les Français roumis, appellent à tout casser en France et à la « niquer » ?
- Les rapeurs arabes et blacks.
- Et qui passent à l’acte en brûlant les écoles, les bibliothèques, les bus et parfois les passagers avec ? Toujours les petits voyous afromaghrébins. Et maintenant : qui étaient les racistes ? Les petits voyous boches ou les juifs qui se plaignaient d'eux ?
Tes épaules s'affaissent tandis que tu prends l'air épuisé : pff... les petits voyous boches !
- Et qui, aujourd'hui, sont les racistes, les petits voyous afromaghrébins ou les Français qui se plaignent d'eux ?
Tu chantonnes, un rien moqueuse : - Les petits voyous afromaghrébins!
- Et pourtant, aujourd'hui, qui sont traités de racistes ?
- Les Français qui se plaignent d'eux. Te fatigues pas : j'ai compris depuis longtemps !
- J'espère bien !
- Mais on dit qu'il ne s'agit que d'une minorité.
- Une minorité, peut-être. En fait on n'en sait strictement rien sinon que apparemment la majorité la soutient. Mais admettons. C'était sans doute aussi une minorité d’Allemands qui commettaient ces exactions contre les juifs et ils étaient encore bien plus misérables que nos voyous de banlieues à supposer que ceux-ci soient misérables. On en reparlera. Or, jamais on n'a trouvé la moindre excuse à ces voyous allemands. Et on a eu raison. Autre différence : cette propagande qui stigmatise le "franchouillard", équivalent goy du "youpin" d'hier, a été programmée et diffusée par ses compatriotes et congénères de la politique et des médias ; un peu comme si les juifs avaient concocté eux-mêmes la propagande antisémite.
- Autrement dit, ceux qui fabriquent cette propagande contre nous sont un peu comme les collabos d'hier.
- Un peu beaucoup. Je ne te le fais pas dire.
- Mais ce sont plutôt nos liquidateurs qui nous traitent de collabos !
- Évidemment puisque eux seuls ont le droit de se faire entendre et qu’ils en usent et abusent. Si personne, jamais, n'a la possibilité de les contredire, ils peuvent tout aussi bien affirmer que la terre est plate et que 2 et 2 font 5 ! Hier, qui étaient les collabos, ceux qui ne voulaient pas d’une France allemande ou ceux qui s’en fichaient ou la souhaitaient ?
- Ben tiens ! Ceux qui souhaitaient une France allemande ou qui s'en fichaient !
- Exact. Et les autres, les résistants, étaient les patriotes. Remplace France allemande par France africaine, et c’est exactement le même cas de figure : les collabos d’aujourd’hui sont ceux qui désirent une France africaine ou s’en fichent, et les patriotes sont ceux qui y résistent. C'est clair comme de l'eau. Pour autant les patriotes résistants ne voient aucun inconvénient à la présence d’Africains en France, à condition que ce soit à dose supportable pour son intégrité identitaire. Tu vois que les collabos, les vichystes, les pétainistes ne sont pas là où nos liquidateurs voudraient qu'ils soient ! D’ailleurs l’Histoire jugera.
- Quand même ! Les collabos d'hier étaient carrément des traîtres.
- Pour certains sans aucun doute. Mais pas plus que ceux d'aujourd'hui. Sauf que les collabos d’aujourd’hui sont, selon moi, à certains égards, moins excusables que ceux d’hier.
- Pourquoi ?
- D’abord, parce que si les collabos d’hier ont été à l’évidence fort coupables, ils avaient au moins, par rapport à ceux d’aujourd’hui, une circonstance atténuante de taille : ils n’avaient pas décidé ni programmé, ni facilité exprès l’invasion allemande de la France, comme nos collabos d’aujourd’hui, ont décidé, programmé et facilité exprès l’invasion africaine de notre pays. Ils avaient été mis devant le fait accompli : l’armée française battue à plate couture par l’armée allemande ; enfin parce que le nazisme était quelque chose d’entièrement nouveau. Presque personne, au départ, ne savait exactement à quoi s’en tenir, alors que l’islam, par exemple, existe depuis des siècles et que tout le monde est à même de connaître sa dangerosité. Et puis si on peut avoir de l'estime pour un traître qui sait qu'il risque gros en trahissant les siens, rien n'est plus répugnant que le traître qui sait qu'il ne risque rien de son pays à le trahir et qui s'en donne à cœur joie.
- Le christianisme aussi a commis des crimes. L’inquisition…
- Ah, je l’attendais celle-là ! D’abord le christianisme a été criminel quand il s’est éloigné des textes sacrés et de l’exemple de Jésus, ce qui n’est plus le cas depuis belle lurette, alors que l’islam, au contraire, est massacreur quand il s’en tient à ses textes sacrés et à l’exemple de Mahomet.
- Les musulmans qui s'en tiennent à la lettre de leurs textes sacrés, ce sont eux qu'on appelle les intégristes ?
- Oui. On dit aussi : fondamentalistes ou musulmans radicaux.
- Mais les Chrétiens aussi ont leurs intégristes ?
- Oui, sauf qu'ils sont le contraire absolu des musulmans.
- ... ?
- Tu ne comprends pas parce que les faiseurs d'opinion jouent sur les mots pour nous convaincre que l'islam n’est en rien plus dangereux que le christianisme. En réalité c’est à tort que l’on fait passer pour des intégristes les adeptes de Monseigneur Lefebvre et de Saint-Nicolas du Chardonnet. L’intégriste, comme tu l'as vu, est celui qui prend à la lettre les textes religieux. Or, que dit la lettre de l’Évangile chrétien ?
- Euh... de pardonner les offenses ?
- Exact. De tendre l’autre joue quand on vous frappe et d’accueillir toute la misère du monde. C’est, en gros, ce que font les Chrétiens ordinaires, surtout de gauche, en particulier avec les immigrés arabomusulmans. Ce sont eux les véritables intégristes chrétiens, ce sont eux qui prennent le nouveau testament au pied de la lettre, oubliant d'ailleurs au passage que le Christ les a mis en garde en prononçant cette formule fameuse : la lettre tue et l'esprit vivifie.
- Ah, oui c'est vrai. Je n’avais pas pensé à ça.
- Tu ne pouvais pas puisque, je te l'ai dit, la propagande joue habilement sur les mots. La lettre de l’islam, au contraire, enseigne de tuer tous les idolâtres et de proposer aux gens du livre la soumission humiliante ou la mort. Tu vois qu’on ne peut absolument pas renvoyer dos à dos, comme le font les faiseurs d'opinion, histoire de nous bourrer le mou, l’islam et le christianisme qui ont des intégrismes si différents, si opposés, en répétant comme des perroquets : mais les Chrétiens aussi ont leurs intégristes !". Cela dit, pour en revenir à l’inquisition, si elle a fait très peur, elle a pourtant fait beaucoup moins de victimes que l’on ne le dit ou le croit. Les spécialistes s’accordent sur un nombre compris entre huit mille et trente mille en environ cinq siècles. C’est très peu, finalement, comparé aux dizaines de millions de morts que l’on doit à dix ans de national-socialisme et à 70 ans de communisme et même au million et demi de la guerre menée par la République en 14-18. Quant aux musulmans, ils se gardent bien, contrairement à nous, de compter les massacres qu’ils ont commis et que d’ailleurs ils approuvent.
- Bon, d’accord, mais les…
- Croisades ?
- Oui. Explique-moi. Plus rien désormais ne m’étonne.
- Les croisades ! Je l’attendais aussi celle-là. Je vois que la propagande a bien fait son travail. Et pourtant tu as une capacité de raisonnement et de curiosité intellectuelle plutôt supérieure à la moyenne. Qu’est-ce que ça doit être chez les autres ! Les croisades n’ont pas été une conquête mais une reconquête ratée, brève, de terres chrétiennes tombées sous la domination de l’islam à la suite de la guerre sainte, premier modèle du genre, lancée contre elles par Mahomet. Leur but était de permettre ainsi aux pèlerins chrétiens qui avaient pour habitude de venir prier sur le tombeau du Christ de poursuivre leurs pèlerinages aux lieux saints dont les musulmans leur interdisaient l’accès. Parler des croisades sans parler du jihad musulman qui les a précédées, c’est un peu comme parler des bombardements de Dresde et de Cologne sans dire un mot du nazisme et d’Hitler.
- Les musulmans n’ont quand même pas commis de génocides.
- Avec ça ! Demande aux Arméniens chrétiens, massacrés en masse par les Turcs musulmans, qui ont commis sur eux, quarante ans avant le nazisme, l’un des plus grands génocides de l’histoire. Demande aux Hindous, demande leur ce qu’est devenue la civilisation de Vijayanagar. Demande aussi aux Bouddhistes du nord de l’Inde. Ah, non, inutile de leur demander, il n’y en a plus : les armées musulmanes les ont tous massacrés. Demande aux noirs, descendants des millions d’esclaves acheminés dans les pays arabes. Ah, non, inutile de leur demander : il n’y en a plus, non plus : ils ont presque tous disparu par castration et mauvais traitements. Et puis…
- Attends : tu dis que les Arabes ont été esclavagistes ? !
- Oui. Ils ont réduit en esclavage les noirs autant que nous, sinon davantage. Et les noirs d’Afrique, eux-mêmes, ont pratiqué le trafic d’esclaves à grande échelle. Pourquoi me regardes-tu ainsi ? Tu ne le savais pas non plus ? Tu ne me crois pas ?
- Je te crois, mais j’ai du mal. On nous aurait menti à ce point ?
- Mais oui ! Mets-toi bien dans la tête que ta génération a été victime de la plus grande entreprise de lavage de cerveau depuis le totalitarisme soviétique. Tu verras, maintenant que tu commences à être dessillée, tu vas repérer par toi-même les mensonges, les contradictions et les omissions qui désinforment. Ce qui est terrible, au fond, ce n’est pas que l’on ait diabolisé Le Pen, c’est qu’à travers lui, sur certains sujets où il y va de notre survie, c’est tout simplement le bon sens que l’on a diabolisé en l’accusant aussi de racisme.
- Mais dire du bon sens qu’il est raciste, est-ce que ce n’est pas d’une certaine façon justifier le racisme ?
- Sans doute. En tous cas ce que nos liquidateurs appellent « racisme » et qui, justement, n’en n’est pas. A demain.
Tu acquiesces d’un hochement de tête méditatif...
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