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Chapitre VII
Où l'on parle d'identité culturelle, de métissage, de nationalité de papier et de mariage forcé, ainsi que... des incohérences de l'antiracisme.
Le surlendemain. A mon grand étonnement, Tu prends la parole comme si nous n'avions pas interrompu la discussion de l’avant-veille: - D’ailleurs s’ils disent vrai, les antiracistes, que la France a toujours été diverse, comment peuvent-ils en même temps soutenir que c’est un pays raciste et xénophobe, alors ?
- Bravo ! Je vois que ton esprit critique se réveille un peu plus chaque jour. En effet, il faut cesser de voir dans la France un pays raciste et xénophobe puisque, à entendre ceux-là mêmes qui la condamnent, elle n’aurait cessé tout au long de son histoire de composer avec des étrangers installés sur son sol. En fait, la vérité est que tout absolument tout se métisse comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Tu sais qui est monsieur Jourdain ? Non, non ce n’est pas un collègue de bureau ni l’épicier du coin, c’est…
- Oh, ça va ! Tu me crois plus nulle que je le suis. Beaumarchais : « le Bourgeois gentilhomme ».
- 10 sur 20. Pas Beaumarchais, Molière.
- Oui, oh, bon… Molière, Beaumarchais…
- Ben, voyons… Et puis c’est Racine qui a écrit « Le cid », Balzac « A la recherche du temps perdu » et Hugo « La main de ma soeur dans la culotte du zouave ».
- Non, ça c’est pas Hugo c’est Angot.
Je ris. - Un point pour toi. Bon, trêve de plaisanteries ! Tout se métisse te disais-je, mais naturellement, petit à petit, sans y être forcé. Tiens, le français, par exemple ! C’est un mélange de grec, de Gaulois, de latin, d’anglo-saxon et même d’arabe. Est-ce que pour autant il n’existe pas de langue française propre ? En art, même chose. Tous les grands artistes ont subi diverses influences, mais ces influences, ils les ont choisies, acceptées. On ne les leur a pas imposées. Picasso, par exemple, a été influencé par Derain et Degas, les cubistes, les fauvistes et d’autres, est-ce que pour autant il n’existe pas un style propre à Picasso ? Serait-il acceptable que sous le prétexte de ces influences diverses, les famille Derain et Degas le revendiquent en héritage ?
- Non.
- Serait-il acceptable que certains s’autorisent à retoucher à leur façon ses tableaux et à s’en revendiquer, eux aussi, pour cette raison les seuls héritiers ?
- Non plus.
- Et qu’est-ce qu’une nation si ce n’est, à sa manière une œuvre d’art collective, unique, singulière. Personne n’a le droit de la retoucher sans le consentement de ceux qui l’ont patiemment fabriquée ou de leurs descendants. Elle est comme ces vins uniques du terroir dont l’étiquette garantit rigoureusement l’authenticité. Il serait impossible de mettre l’étiquette Châteauneuf du Pape sur un vin mélangé de Sidi Brahim. La supercherie serait vite éventée et le commerçant vite convaincu de malhonnêteté. A plus forte raison si la bouteille n'était plus remplie que de Sidi Brahim. Et il serait possible d’appeler France un pays qui n’aurait plus rien de français? Une nation vaudrait donc moins qu’un tableau, qu’un vin, qu’une colonie d'anchois, qu'un… qu’un… fromage? Allons donc! Tiens ! As-tu entendu parler tout récemment de cette étrange affaire concernant un homme décrété mort à la suite d'une erreur administrative ?
- Non.
- Figure-toi que du coup le malheureux n'a plus droit à rien, ni retraite ni sécurité sociale ni aide d'aucune sorte. Rien. Il a beau se présenter devant les guichets, prouvant qu'il est bien vivant, on lui répond qu'il est administrativement mort et que par conséquent on ne peut rien pour lui. Est-il, d'après toi, un vrai mort ?
- Bien sûr que non, c'te question !
- En effet. Ce n'est qu'un mort de papier. Est-ce que tu vois où je veux en venir ?
- Ouais... je crois.
- Bon, eh bien vas-y, je t'écoute.
- Tu veux me prouver que beaucoup d'Africains n'étant que des Français de papiers ne sont pas plus de vrais français que cet homme n'est un vrai mort.
- Exactement. Et on devrait avoir le droit de le dire.
- Ouais… C’est quand même un peu tiré par les cheveux, ton truc. Et puis il me semble qu'il y a même des Français « de souche » qui détestent leur pays.
- Hélas, oui. Mais parce qu'on leur a appris, par idéologie, à ne pas l’aimer. Mais même eux, qu’ils le veuillent ou non, n’ont pas d’autre Mère patrie que la France. Oblige-les à vivre isolés au milieu de néo Français de culture africaine et tu vas voir s'ils ne vont pas se mettre à regretter leur pays "de souche" ! En revanche je connais des étrangers qui ont le coeur plus français que bien des Français, de papier ou non. C'est pour te dire à quel point rien n'est simple et que tout est matière à débat.
- N'empêche que ton exemple de mort vivant est tiré par les cheveux.
- Pas tant que ça, si tu y réfléchis : ça te montre bien l’absurdité des qualifications purement administratives. Un coup de tampon ne peut pas faire d’un étranger un Français, pas plus que d’un vivant un mort. Qui peut croire que les membres d’une communauté nationale puissent être liés entre eux par un simple bout de papier et non par des références communes fortes telles que l’histoire, la culture, la langue, la religion ? Tiens, un autre exemple : Si tu réussis à obtenir une carte d’identité au nom de Johnny Halliday, est-ce que tu es pour autant le vrai Johny Halliday ? Est-ce qu’il ne va pas intervenir pour dire que c’est lui le vrai et pas toi. Est-ce qu’il n’y aura pas une enquête pour savoir la vérité ? De même la carte d’identité, chez nombre de néo Français ne suffit pas à garantir que ce sont de vrais Français. Et si je te demande qu'est-ce que la langue française, que me réponds-tu ?
- Euh .. que c'est la langue que parlent les Français.
- Admettons cette définition aussi minimale que celle donné à la nationalité : " Est français celui qui porte cette mention sur sa carte d'identité" point final, et prolongeons le raisonnement : quand les "Arabes" installés en France deviendront majoritaires, ce qui semble probable, et que la fantaisie leur prendra de parler, de préférence, en arabe, ce qui est une perspective que l'on commence à voir se dessiner, et puisque ces "Arabes" seront dits français par leur carte d'identité, l'arabe sera donc, selon ta définition... du français !
- C'est idiot !
- Je ne te le fais pas dire ! Complètement idiot ! Mais pas plus que de dire qu'un étranger est français parce que simplement né sur le sol de France, alors même que tout prouve qu'il entend rester résolument étranger à la France : son idolâtrie de sa patrie d'origine, la façon d'en observer les us et coutumes et la détestation qu'il affiche de notre pays. Voilà où mènent les absurdités du "politiquement correct". Je le répète, toutes ces incohérences criantes, ces inepties, sont la preuve de la mise en œuvre de ce projet inavouable : obliger les propriétaires légitimes de la France de partager leur pays avec des peuples étrangers qui veulent la changer corps et âme, en attendant de leur en faire carrément cadeau.
- Mais c’est dégueulasse !? De quel droit on nous oblige à ça ? Ceux qui le font sont-ils les propriétaires exclusifs de la France. Elle leur appartient ?
- Je vois que tu commences à réagir normalement. Est-ce qu’on nous a demandé notre avis ? Évidemment non. Je viens de te le dire. Ces gens qui n’ont que le mot « Démocratie » à la bouche ont décidé seuls, comme si la France était leur chose, leur appartenait exclusivement, mais la France n’appartient pas à ces Français qui la liquident, bien moins que tu n’appartiens à tes parents, pourtant…
- Je ne vois pas le rapport.
- Tu es leur fille, non ? Et pourtant, disais-je, il y a une chose du même ordre que celle que ces usurpateurs ont imposée aux Français qu’ils ne t’imposeraient jamais. D’ailleurs le voudraient-ils que dans trois ans la loi serait contre eux.
- Ah ? Et laquelle ?
- Réfléchis, tu devrais trouver par toi-même.
- Je devrais trouver par moi-même ?
- Oui, parce que ça changerait ta vie radicalement. Fais un effort : qu’est-ce qui change la vie d’une personne radicalement ?
Tu hésites à peine : - Euh… Le mariage ?
- Banco! Eh bien, Imagine qu’un beau jour on te dise : nous t’avons choisi un mari. Tu ne le connais pas, mais c’est un beau parti. Une aubaine pour toi et pour nous. A partir de demain tu vivras avec lui sans espoir de séparation ni de divorce. Qu’en dirais-tu ?
- Je te dirais qu’il n’en est pas question et que je ne me laisserai pas faire.
- Tu aurais bien raison, mais tu n’aurais pas beaucoup à te battre car, à ta majorité, tu aurais la loi pour toi. Mais alors pourquoi avoir pris la peine d’interdire le mariage forcé et indissoluble entre individus au motif, très juste, qu’il est une forme de barbarie, pour permettre bien pire : le mariage, en quelque sorte, forcé et indissoluble entre des peuples qui ne peuvent pas se sentir. Crois moi : ce qui arrive à ton pays est sans exemple aucun dans l’histoire de l’humanité. Même le pire dictateur, le plus fou, n’aurait pas osé déposséder son peuple de son pays pour y substituer des peuples étrangers. Il s’agit d’un génocide par substitution comme dirait un célèbre écrivain antillais.
- Un écrivain antillais a dit ça ? C’est courageux de sa part, non ?
- Pas tant que ça. Il ne dénonce pas un phénomène concernant la France, tu rêves, mais… les Antilles, qui seraient, d’après lui, envahies par des populations étrangères, dont des Français venus de la métropole, étrangères à la population « légitimement » propriétaire des Antilles. Lui, en tant que noir, a le droit de dire ça mais pas les gens comme nous s’agissant de la France.
Depuis un moment, tu m'écoutes, sourcils froncés, l'air de plus en plus concentré. - Au fait, demandes-tu, l'identité française, c'est quoi pour toi : la République, les droits de l'homme, la laïcité ?
- Je ne dis pas que ça n'entre pas en ligne de compte, mais réduire l’identité française à une définition édifiante du genre pays des droits de l’homme, de la liberté, de l’égalité de la tolérance et de la diversité, c’est comme n’apprécier un plat gastronomique que parce qu’il est riche en vitamines, en fibres et en sucres lents. Pas étonnant que cette France de régime, insipide, n’inspire pas les étrangers et qu’elle les laisse gourmands de leur pays d’origine qui risque de rester à jamais leur Mère patrie charnelle !
- Et être français, alors, c'est quoi ?
- J'attendais cette question. Il était inévitable que tu finisses par la poser. Pour moi un vrai Français, de souche ou non, est quelqu'un qui, quelle que soit son origine, aime la France telle que, d'épopées en épopées, d'épreuves en épreuves, de défaites en victoires, de lâchetés en actions d'éclat, de petitesses en grandeurs, l'a façonnée son peuple en mille cinq cents ans ; qui fait donc siens son histoire, ses paysages culturels et humains, ses monuments, ses innombrables œuvres d'art et son art de vivre dont participe au premier chef sa bonne entente entre les sexes. Je crois avoir répondu ainsi, du même coup, plus complètement, à ta question précédente sur l'identité française. Est-ce que ça te satisfait ?
- Oui... je crois. En gros.
- Autrement dit, je considère comme français et compatriotes tous ceux, d'où qu'ils viennent, qui n'ont pas d'autre Mère Patrie que la France ou qui, à la rigueur, l’aiment autant que leur patrie d’origine, et qui en cas de cataclysme planétaire, auquel ne devrait échapper qu'un seul pays, souhaiteraient que ce soit la France. Les autres ne sont pas mes compatriotes mais, seulement, mes concitoyens.
Tu sembles ne plus écouter et poursuivre en silence tes propres réflexions. Et soudain tu reprends la parole, l'air songeur : - En somme c’est comme si un inconnu, Robert Dugland, sous un vague prétexte, ou même sans prétexte du tout, s’installait de force chez nous, les Mattéi, dans notre maison, avec sa femme ; comme si tous deux y vivaient à leur guise sans tenir compte de nos habitudes ; comme s’ils y mettaient au monde leurs enfants, lesquels, étant nés sous notre toit, auraient automatiquement le droit de s'appeler Mattéi comme nous, ainsi que d’hériter de nos biens pour en faire ce que bon leur semble.
- Voilà. Tu te répètes aussi, mais tu as tout compris.
- Bon, d'accord. Mais comment reconnaître les "vrais" Français. On ne va tout de même pas soumettre au sérum de vérité tous ceux qui sont d'origine étrangère ?!
- Évidemment non. Il n'est pas question de les cuisiner d'aucune façon sur ce sujet! Tous ceux qui ont d'ores et déjà la carte d'identité française doivent être considérés comme des Français à part entière. Point barre. On n'y peut plus rien. Il faudra faire avec eux tous sans toutefois s'interdire la méfiance à l'encontre de certains. En revanche il serait urgent de revenir sur le droit du sol automatique et de rendre l'accès à la nationalité française beaucoup plus difficile.
- Mais puisqu'on te répondra que le droit du sol représente une caractéristique majeure de l'identité française !
- Même pas vrai ! Ce sont nos liquidateurs qui l'affirment alors qu'ils ne cessent d'expliquer que l'identité française c'est du vent ! En fait, Le droit du sol n'a rien d'ancien, ni de glorieux, ni de moral. Il a seulement été établi à partir de la fin du 19ème siècle pour permettre la conscription des étrangers. Comme tu vois, pas de quoi se vanter. Enfin, pour en revenir à ce que tu disais, la prochaine étape risque d'avoir un rapport encore plus direct avec ton histoire de Dugland qui s'installerait de force chez nous.
Tu fronces les sourcils : - C'est quoi, ce délire ? Ne me dis pas qu'un jour ils nous obligeront à partager nos logements avec des sans logis africains ?
- Et pourquoi pas ? Ils vont se gêner ! L'union soviétique avait bien obligé les bourgeois à partager gratis leurs appartements avec des prolétaires qui les mouchardaient au parti. N'oublie pas que nous vivons dans un régime totalitaire qui se fait passer pour une démocratie. Hier, dans la Russie bolchevique, au paradis des travailleurs, le premier de leurs droits, la grève, était interdit ; aujourd'hui , en France, au paradis de la Démocratie et des droits de l'homme, la première des libertés, celle de contester l'idéologie dominante, est interdite.
- On n'envoie personne au goulag, quand même.
- Pas besoin. Entre temps les médias sont devenus si puissants que nul besoin de goulag ou de peloton d'exécution pour nous forcer à filer doux. Ceux qui ont réussi à faire digérer à leur peuple qu'il devait se laisser déposséder de son pays par des peuples étrangers et haïr par eux, savent que tout désormais leur sera possible. Ils ne reculeront devant rien. La propagande qui a déjà si bien marché est toute prête. Il suffira d'une légère adaptation. Les médias aux ordres stigmatiseront ces Français "frileux" de la France "moisie" qui font de leurs maisons des "forteresses" au lieu de les "ouvrir à l'Autre". Des cinéastes subventionnés vanteront dans leurs films la "colocation citoyenne" où nous, les "de souche", auront le grand bonheur de découvrir au quotidien la chaleur et la sagesse africaines, et le tour sera joué. On leur laissera même le choix du logis. Certes, je m'avance un peu, mais dans ce monde à l'envers où nous sommes acculés, comme tu vois, à défendre des évidences, tout est possible.
Tu grimaces sans rien dire puis reviens au sujet principal : - Il y a encore une chose que je voudrais savoir. L’identité française a dû tout de même changer depuis le temps ?
- Que l’identité de la France évolue est une évidence et une nécessité à condition que cette évolution ne soit ni imposée par la force, ni une mutilation. Que notre pays ait changé en mille cinq cent ans d’histoire, rien de plus vrai, donc. Reste un fond de culture et une façon d’être au monde caractéristique d’une identité proprement française, et jusqu’à aujourd’hui, dénominateur commun du peuple de France, laquelle est aujourd’hui menacée par des apports étrangers qu’on fait ingurgiter de force et en grande quantité à notre pays qui est en train d’en mourir ou du moins de mourir à lui-même.
- Et ce « fond de culture, cette façon d’être au monde », ce « dénominateur commun au peuple de France », bref : cette identité, qu’est-ce que c’est pour toi ?
- L’identité française c’est d’abord, les femmes, ensuite les femmes et enfin, les femmes.
- Il n’y a pas qu’en France, ailleurs en Europe aussi. En plus, chez nous, elles n’avaient même pas le droit de régner comme en Angleterre.
- Certes, mais en Angleterre, Elisabeth, Victoria ont régné comme des rois, c’est-à-dire comme des hommes en jupons. En France, elles n’ont pas régné officiellement, mais dans les coulisses, de bien des façons, subtilement, et davantage comme de vraies femmes que comme des hommes. Elles ont été tellement présentes dans la société française, elles ont joué un rôle si important, si constructif, dans notre histoire et dans notre culture où tant d’œuvres d’art leur rendent hommage, les hommes ont entretenu avec elles et elles avec les hommes des rapports si aimables, comparé à la plupart des autres pays du monde, que cela a imprimé à notre identité ce je ne sais quoi qui la distingue de toutes les autres.
- Pourtant les féministes semblent en vouloir autant aux hommes de France qu’aux autres hommes de la planète.
- Eh bien, nos féministe sont aveugles et n’ont pas fini de regretter l’homme « à la française », je peux te l’assurer ! Où en étais-je?
- A ce je ne sais quoi qui distingue la France de toutes les autres nations.
- Oui, ce mélange sui generis où l’on trouve, d’abord, ce qu’il est convenu, dans le monde entier, d’appeler « l’esprit français », tantôt brillant et raffiné, tantôt plaisamment grivois et porté sur les bons mots un peu lestes, notre fameuse gauloiserie, en somme ; puis, allant de pair avec l’amour des femmes et du libertinage, celui de la bonne chair et du vin qui ont produit un art de vivre, lui aussi unique au monde, où la passion du travail bien fait, du beau et de l’art, de la haute couture à la pyramide du Louvre, n’est pas en reste. A preuve tant de monuments de nos villes et de nos villages hissés au rang de patrimoine de l’humanité et tant de chefs-d’oeuvre dans nos musées, qui font de la France, pourtant si petite, avec sa soeur italienne, la championne des merveilles dues à la main de l’homme. Ajoutez à cela l’amour de la liberté sous toutes ses formes, surtout celle de l’esprit, le sens de la débrouille et cette disposition si typiquement française, elle aussi, qu’aucune langue n’a de mot pour la traduire : le panache, et on aura une approche de cette identité française dont la réputation a fait le tour du monde jusqu’à ce que la sinistre greffe étrangère de l’islam soit en train de la mettre à mal. Tenir les femmes pour quantité négligeable, leur imposer la relégation et l’effacement est non seulement contraire aux plus élémentaires droits humains mais vouerait notre identité et notre civilisation, plus que toute autre, à la mort.
- C’est pourtant, d’après ce que j’ai lu quelque part, l’église catholique et non l’islam qui a assuré que la femme n’avait pas d’âme.
- Balivernes de féministes ignares : jamais l’église catholique n’a rien dit de pareil. Il suffit de se reporter au document auquel généralement ceux qui affirment ça se réfèrent sans l’avoir lu. Non seulement ça, mais le christianisme a fait, il y a deux mille ans, au moins autant pour la dignité des femmes que nos féministes !
- Ah, bon ?
- Bien sûr ! C’est le christianisme qui a interdit la répudiation de la femme au gré de son mari et la polygamie, pratiques qui existaient dans presque toutes les civilisations. Nos féministes feraient bien de s’en souvenir au lieu de faire la courte échelle à l’islam ! Car, bizarrement, certaines d’entre elles semblent n’avoir voulu avoir la peau du brave « macho » occidental que pour mieux faire les yeux doux à l’affreux super macho musulman et craquer, comme n’importe quelle femelle à l’âme de midinette, pour le petit « mac » des banlieues. C’était bien la peine !
Tu ironises : - A t’entendre l’identité française c’est zéro défaut.
- Bien sûr que non. Nous avons, comme tout le monde, les défauts de nos qualités. La grivoiserie peut facilement tomber dans la grossière paillardise, le goût du vin dans l’ivrognerie, la débrouille dans la combine à la limite de l’illégalité, l’amour de la liberté dans la pagaille et l’anarchie, et la conscience de notre excellence nous a longtemps fait passer à l’étranger pour des « cocardiers » et des sans gêne. Tu vois que je suis objective. Bon, sur ce, à demain.
- Déjà ?
- Oui, ce soir, je suis occupée. Ma chère petite, tu comptes beaucoup pour moi, mais je n’ai pas que toi dans la vie!...
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