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Chapitre VI
Où il est question d'identité française menacée, d'envahisseurs et, de nouveau, des incohérences de l'antiracisme.
Le lendemain : - Et les Arabes, alors ? Et d’abord ils sont arrivés quand, eux ?
- Dans les derniers et récemment, avec les Asiatiques et les noirs d’Afrique ; et ils continuent d’arriver.
- Mais eux, est-ce qu’ils se sont « assimilés » comme tu dis ?
- Tout le problème, qu’on a voulu absolument cacher, est là : oui, beaucoup d’Africains, arabes et noirs, se sont assimilés, mais beaucoup ne s’assimilent pas du tout, ce qui, après tout ne serait pas grave si ceux-ci ne haïssaient la France et les Français comme personne au monde, je crois, ne nous a jamais haïs.
Tu fronces les sourcils : - Mais pourquoi ?
- Parce que contrairement aux Italiens, Polonais, Russes, Espagnols et Portugais, non seulement ils ne font pas partie de la même race que les Franco-gaulois, ce qui, d’ailleurs, comme je te l’ai expliqué n’est pas vraiment important ; que leur langue n’est pas du tout non plus de la même famille que la nôtre, mais, surtout, surtout, qu’ils sont beaucoup trop nombreux alors que, en même temps, leur religion, l’islam, est sur bien des points le contraire radical de notre culture gréco-latine, de notre religion chrétienne ou même du principe de laïcité qui est un des fondements de la République française.
- La laïcité, c'est si important que ça ?
- C'est fondamental. C'est la seule façon de faire côtoyer paisiblement des religions différentes.
- Comment ?
- En séparant radicalement la religion et la politique. La religion ne doit pas quitter la sphère privée où c'est à chacun la sienne. La politique, en revanche, c'est la sphère publique où seul compte de respecter l'intérêt général et non celui de quelques uns, ni, encore moins, les consignes de tel ou tel dieu dont personne n'a jamais pu apporter de preuves qu'il était ceci ou cela ni qu'il existât. Cet intérêt général se fonde sur la Raison, identique chez tous les êtres humains, et non sur les élucubrations subjectives et contradictoires des divers prophètes et gurus de France et de Navarre. Je ne porte aucun jugement sur la culture musulmane. Elle est peut-être très bien pour des musulmans dans des pays exclusivement musulmans, mais à bien des égards elle est incompatible avec la nôtre, ne serait-ce que parce qu’elle ne sépare pas le religieux du politique. Or quand on greffe un élément étranger dans un organisme vivant, et une nation est un organisme vivant, s’il y a incompatibilité, de deux choses l’une : ou l’organisme vivant rejette la greffe incompatible et redevient sain, ou il n’arrive pas à la rejeter et il finit par en mourir, surtout si la greffe est importante, ce qui est le cas avec les musulmans qui se sont installés en France par millions en peu de temps et qui sont en train de faire mourir la souche française originelle. Quand on pense que les « verts », les « écolos » sont parmi les plus enragés immigrationnistes, comment ne pas être suffoqués d’indignation par tant d’incohérence crapuleuse. S’il y avait des gens, pourtant, qui auraient dû combattre avec acharnement l’immigration c’est bien eux !
- Pourquoi donc ?
- Réfléchis. Que défend l’écologie ?
- Euh… les équilibres naturels ? Les écosystèmes ?
- Et quoi, encore ?
- La préservation de espèces, la diversité du vivant ?
- Exact. Ce que l’on appelle la « biodiversité »
- Et alors ?
- Et alors ? Tu ne vois pas ? Réfléchis à ce que je viens de te dire sur les sociétés humaines.
- Que ce sont des organismes vivants ?
- Encore exact. Les sociétés humaines sont elles aussi des organismes vivants, divers, qui ont mis, parfois, des siècles à construire leur « équilibre », leur « écosystème », à ceci près que celui-ci doit plus à la culture qu’à la nature. Or les écologistes se battent dès qu’un écosystème naturel est menacé. Pour eux toutes les espèces vivantes sont à respecter, sauf quand l’une d’elles, en se mettant à proliférer dans un milieu, menace de détruire le subtil équilibre de son écosystème. Tu ne vois toujours pas où je veux en venir ?
- Si, je commence à voir : la société française est un organisme vivant. Elle avait son équilibre culturel propre et l’immigration massive d’une population totalement étrangère, est comme cette algue venue d'on ne sait où qui colonise les fonds de la Méditerranée et les détruit peu à peu.
- Bravo ! Où as-tu appris ça ?
- En Sciences-nat.
- Eh bien, tu peux comprendre maintenant l’incohérence déshonorante des « verts » qui se battent contre la moindre algue « tueuse », contre toute atteinte à tel ou tel paysage naturel mais qui n’ont que mépris pour la préservation de leur société ainsi que de son paysage culturel et humain. La société française serait donc moins à respecter que des "sociétés" de crabes ou d’anchois ?
- Non, sans doute… En somme tu es contre l’immigration.
- Je ne suis pas contre l’immigration étrangère d’où qu’elle vienne. Pas le moins du monde. En revanche je suis contre l’invasion que constitue l’immigration de masse surtout quand les populations qu'elle draine adhèrent bec et ongles à une culture incompatible avec la nôtre, à nous qui sommes le peuple d'accueil. NUANCE. Le fait que nombre de personnes issues de ces peuples d’origine africaine, pour ne pas les nommer, vous disent que vous les Français leur devez le respect, démontre bien qu’ils ne se sentent pas français puisqu’ils font la distinction. D’ailleurs ils ne se gênent pas pour le dire haut et fort et même pour le siffler à l’occasion de matchs de foot.
- Siffler quoi ?
- La Marseillaise, pardi ! Tout un stade de Français d’origine algérienne a sifflé l’hymne national de la France lors d’un match de foot, tu l’ignorais ? Excuse-moi mais il est temps que tu te tiennes un peu au courant de ce qui se passe dans ton pays ! Jamais les immigrés d’origine européenne ou asiatique ne se sont jamais permis une chose pareille ! Ils n’y auraient même pas pensé ! Quant aux Français « de souche », eux les reconnaissent parfaitement : c’est toujours, que je sache, les « de souche » comme toi et moi, qu’ils injurient, qu’ils rackettent, à qui ils brûlent les voitures et qu’ils terrorisent. C’est donc qu’ils sont parfaitement reconnaissables et que par conséquent ils existent. Autre vérité de La Palisse.
- Mais comment se fait-il, alors, qu’ils soient, aussi, français ?
- Parce que c’est la loi… française, pas franco-arabe, note bien, ou franco-malienne ou franco-chinoise mais franco-française, française « de souche », une des plus généreuses au monde, fruit de cette culture que les nouveaux venus méprisent et contribuent à détruire alors qu’ils devraient lui en être particulièrement reconnaissants. C'est d'ailleurs étrange : les liquidateurs de la France qui n'ont que mépris pour l'identité française, ne retrouvent du mérite à cette identité que lorsqu'il s'agit de donner des papiers français à tous les étrangers de la terre. Il faut alors entendre avec quels accents vibrants dignes des patriotards de jadis, il vantent et défendent le "génie français", pour rappeler que ce serait honteusement le renier que de refuser à des millions d'immigrés la nationalité française.
- En Algérie, au Maroc, en Chine, on ne devient pas automatiquement algérien, marocain ou chinois comme on devient français en France ?
- Tu plaisantes ! Cette pratique n’a aucune réciprocité dans les pays d’où viennent la plupart des étrangers qui s’installent chez nous, pays où, de plus, tout non musulman est voué par la loi à rester un citoyen de second ordre. Comme 95% de ceux de la planète, ils veillent jalousement sur leurs frontières et leur sacro-sainte identité, qu’ils préservent becs et ongles en évitant d’attribuer la nationalité marocaine, algérienne ou tunisienne aux étrangers, quels qu’ils soient, et surtout s’ils ne sont pas musulmans.
- Cette loi française sur la nationalité, c'est ce qu'on appelle le droit du sol ?
- Exactement. Ce droit du sol s’applique depuis un siècle et demi aux étrangers sans aucune exigence de contrepartie de leur part. Il suffit qu’ils soient nés en France. Mais comme je t’ai dit, il y a étrangers et étrangers : ceux qui sont reconnaissants au peuple d’accueil, se fondent en lui parce qu’ils ne vivent plus dans l’exaltation ni même la nostalgie de leurs racines étrangères, et ceux qui retournent contre lui sa générosité pour le déposséder de son pays. C’est le cas d’un grand nombre d'Africains.
- C'est comme si quelqu'un offrait l'hospitalité à une famille inconnue et que, en guise de remerciement, elle dévalise son hôte, mette sa maison sens dessus, dessous et décide d'y vivre selon son bon plaisir.
- Tout juste. Rien me semble plus inquiétant que la morgue vindicative avec laquelle certains néo-Français, issus d'Afrique et eux seuls, nous opposent le fait qu'ils sont français, aussi français que nous, voire plus, au point qu'on en viendrait à regretter le droit du sol, cette faveur spécifiquement française qu'ils oublient, un peu vite, devoir à nos ancêtres et non aux leurs. En réalité, cette loi a été votée à une époque où l’on n’imaginait pas un seconde qu’il pût y avoir une installation massive d'Africains en France, et pour des personnes dont on savait qu’elles ne poseraient aucun problème d’assimilation parce qu’elles étaient assimilées d’avance en quelque sorte. Au contraire, beaucoup de ces gens, venus d’Afrique, ne sont français que par la carte d’identité. Ce ne sont que des Français de papier et non de cœur. Ce n’est pas un reproche, c’est une constatation. Etranger, pour moi, n’est pas une injure. J’ai le plus grand respect pour les étrangers à l’étranger et pour ceux qui, selon le pacte immémorial et sacré, respectent le pays qui les accueille. En revanche, il est parfaitement légitime d’en vouloir à ceux qui ne le respectent pas. Ce n’est aucunement du racisme ou de la xénophobie, mais de l’instinct de conservation. En effet, ces populations venues d’Afrique, bafouent, elles et elles seules, ce pacte tacite, tenu pour sacré sous tous les cieux, à toutes les époques par tous les hommes sans exception, qui veut que…
- Qu’est-ce que ça veut dire « tacite » ?
Je décide de ne plus m’étonner de tes lacunes de vocabulaire. - « Tacite » signifie « qui ne se dit pas ». Où en étais-je ?
- Au pacte tacite, sacré, qui veut que…
- Qui veut que… l’hôte accueilli montre plus de respect pour l’hôte accueillant que pour lui-même, sa famille ou son pays, jusqu’à ce que l’hôte accueillant l’adopte définitivement ou le rejette, ce qui est parfaitement son droit. Et ce qui vaut pour les individus vaut tout autant pour les peuples, sauf désir de colonisation de leur part.
- Autrement dit il y a bien des Français plus ou moins français que d’autres.
- Oui, bien sûr. Et, j’insiste, ce n’est pas du tout du mépris pour les étrangers. Après tout, quatre-vingt dix neuf pour cent de la population de la planète n'est pas française et n'en fait pas une maladie que je sache ! Les enfants des Italiens, des Polonais, des Russes, des Espagnols et des Portugais ont tout de suite aimé la France. Ils se sont vite assimilés au peuple de souche, à sa culture et à son histoire. Ils ont pris le train France en marche sans en changer le chargement, en y ajoutant seulement leur bagage à eux, assez peu différent de celui des voyageurs, et avec le consentement de ces derniers. Pour les Africains c’est tout autre chose. Si beaucoup sont aussi de vrais français, beaucoup d’autres, n’aiment pas la France, ni son peuple. Parce qu'il est très confortable, ils veulent prendre le train France en marche, gratis autant que possible, et y substituer de force leur propre chargement complètement différent de celui des voyageurs dont les ancêtres ont conçu et construit le train, le réseau ferroviaire et les gares. Ou encore : les uns ont fait souche sur la souche originelle de la France, se sont nourris de sa sève et y ont mêlé aussi la leur à dose tolérable, à savoir sans altérer la sienne, et se sont confondus avec son peuple. Ils sont devenus des Français comme nous, à part entière. Véritables enfants de la France, ils acceptent, comme il se doit, son héritage complet : ce qui leur plaît et ce qui leur plait moins, voire pas du tout. D'autres au contraire, ont fait "souche" à part, pour ainsi dire, et se nourrissent d'une sève étrangère. Ceux-ci ne se sentent français que lorsque ça les arrange sinon ils crachent sur leur pays adoptif.
- Ils se nourrissent d'une sève étrangère... Comment ? Par pipe-line ?
- Oh! Très drôle ! Vraiment !
- Te vexe pas. Faut bien rire un peu. Avoue que tu abuses un peu de la métaphore.
- Parce que ça aide les écervelées de ton genre à mieux comprendre, pardi ! Jésus Christ aussi enseignait par métaphores, paraboles exactement, et ça ne lui a pas mal réussi. Ce que je veux dire c’est qu’il y a bien une souche originelle de la France et que certains peuples, non seulement refusent de se nourrir de cette souche, mais encore cherchent délibérément à l’étouffer sous des apports culturels indigestes, incompatibles qui suscitent chez elle le rejet. Ces peuples là ne s’assimilent pas car ils ne considèrent pas la France comme leur Mère patrie. Celle-ci reste à leurs yeux le pays d’origine de leurs parents. Tous leurs comportements et leurs déclarations le clament. Ils ne sont donc français que par la carte d’identité et non par la reconnaissance fondamentale de la France comme Mère patrie. Encore une fois, ce sont des Français de papier et non de coeur.
Tu reprends ton sérieux : - ce qui n'est pas de la blague c'est que j'ai bien entendu certains dire que maintenant c’étaient eux les vrais Français.
- Qu’ils s’avouent non français ou se prétendent désormais, comme on commence, en effet, à l’entendre, les seuls vrais revient au même. Cela veut dire qu’ils ne veulent pas de la France comme ils l’ont trouvée mais comme ils veulent qu’elle soit, conforme à leur pays d’origine. L’expression « emporter la terre de son pays à la semelle de ses souliers » semble avoir été faite exprès pour eux tant ils reconstituent dans le pays d’accueil le pays de leurs ancêtres, jusque dans les problèmes qui le leur ont fait fuir. Sous tous les cieux et à toutes les époques, sauf en France aujourd’hui, depuis que le monde est monde, ce comportement est considéré comme celui d’un envahisseur et porte un nom et un seul : colonisation. Nos nouveaux français devraient le savoir mieux que quiconque, eux qui se plaignent tant d’avoir été colonisés !
- Tu l’as déjà dit.
- Et après ? Il y a des choses qu’on ne répètera jamais assez. D’ailleurs, au bout du compte, inutile de chercher midi à quatorze heures, ni de s’interroger sur l’identité française ou sur ce qu’est être un vrai français. La question qui se pose est bien plus simple et élémentaire : - Depuis quand est-ce à la nation d’accueil d’avoir tous les devoirs et aux peuples accueillis tous les droits ? - Depuis quand est-ce au peuple d’accueil de se mette au diapason des peuples accueillis au point d’y laisser son âme ? - Depuis quand est-ce aux derniers là d’imposer leur style de vie aux déjà là depuis bien plus longtemps, dont les ancêtres ont œuvré à rendre si enviable leur pays ? - Depuis quand, si un inconnu s'installe chez toi sans te demander ton avis et que tu as la gentillesse de le laisser vivre sous ton toit, faut-il en plus que tu t'excuses de ton "chez toi" et que tu laisses l'importun vivre à sa façon au détriment de la tienne ?
- Ben… non ! Pour certains peuples on dirait qu’être français ça fait partie des droits de l’homme !
- Très juste ! Ils oublient que c’est une faveur que la France accorde à ses hôtes sans que rien ne l’y oblige.
- Mais, au fait, les Algériens, ils ne nous ont pas chassé de chez eux ?
- Bien sûr que si ! Bon exemple. Les Algériens voulaient l’indépendance au motif que l’Algérie française n’était qu’une fiction administrative. Pour eux, l’Algérie n’avait rien de français, et ils avaient raison. De même aujourd’hui bien des Français algériens ou marocains ou tunisiens ne sont aussi que des français de fiction ou de papiers. Suffisait-il aux Algériens d'avoir, à l'époque, une carte d'identité française pour qu'ils se sentent français ? L'histoire a donné avec éclat la réponse : NON. Ils ont fait la guerre pour, justement, en finir avec cette convention administrative qui n'était à leurs yeux qu'une imposture. Pourquoi n’aurait-on pas droit de faire la même remarque sur ceux qui sont en France aujourd’hui ? Pourquoi ce raisonnement assez valable hier pour justifier une guerre atroce, ne le serait plus aujourd'hui pour justifier un débat pacifique et nécessaire?
- D’accord, mais à partir du moment où ce ne sont pas des armées de soldats prêts à tuer qui pénètrent dans un pays mais de pauvres hères sans armes, on ne peut pas dire que ce sont des envahisseurs.
- Quand ils sont des centaines de milliers par an, animés d'intentions plus ou moins hostiles, bien sûr que oui que ce sont des envahisseurs! Surtout quand une fois sur notre sol, eux ou nombre de leurs enfants, se montrent sans égards pour le pays d’accueil et ses lois, agressifs contre son peuple et jouent facilement du couteau contre les « de souche » aux mains nues. Pourquoi auraient-ils besoin d’une armée puisque nous les laissons entrer à peu près comme ils veulent et faire chez nous ce qu’ils veulent ? Quant à ceux à qui le gouvernement refuse l'asile et les autorisations de séjour, ils les exigent, toujours prompts à manifester dans nos rues leur "colère". Si ce n'est pas un comportement d'envahisseurs... Tiens, les Européens qui ont immigré en Amérique, étaient aussi, pour la plupart, de pauvres hères sans défense qui, en longues files de chariots, s’enfonçaient à leurs risques et périls, avec leur maigre baluchon et leurs vieilles casseroles, dans le territoire des Indiens. Pourtant ce sont ces pauvres hères qui ont fini par avoir la peau des populations indiennes qu’ils méprisaient cordialement et de leur civilisation.
- Ils avaient quand même l’armée pour les défendre contre les Indiens.
- Un embryon d’armée, qui, dépassée par l’immensité du territoire à couvrir, arrivait souvent trop tard, et qui, d’ailleurs, était nécessaire dans la mesure où les Indiens, eux, contrairement à nous autres Français de souche, se défendaient contre cette invasion et souvent de façon féroce. Pareillement, les milliers de chercheurs d’or brésiliens, qui, dans l’espoir de faire fortune, saccagent le territoire des Indiens d’Amazonie, et vouent ces derniers à disparaître peu à peu, sont aussi, pour la plupart de pauvres hères. Nos immigrés misérables qui viennent en France profiter de la poule aux œufs d’or, au mépris de la population d’accueil et de ce qui lui tient à cœur, sont aussi coupables que les Européens immigrés en Amérique ou que les Brésiliens chercheurs d’or. La seule différence est que ceux qui plaignent le sort subi par ces populations indiennes, sont les mêmes qui applaudissent au même sort subi par leurs compatriotes. Cherchez l’erreur.
- Bon, je retiens donc que les Français « de souche » existent bel et bien, que ce sont dans un certain sens les propriétaires légitimes de la France, que nous en faisons partie mais que nous n’avons pas le droit de le dire et guère le droit à la parole. Mais pourquoi ?
- Parce que, comme je te l’ai expliqué, il s’est mis en place le projet totalitaire délirant de nous faire disparaître nous les « de souche », sinon physiquement (quoique, si, à la longue…) mais en tant que « de souche » se considérant, à juste titre, comme les propriétaires légitimes de notre pays. Je sais bien de quelle façon tes professeurs doivent te présenter la chose au collège. On te dit que la France a toujours été un pays de peuples mélangés venus d’ailleurs, que nous sommes nombreux à avoir des ancêtres étrangers et que donc il n’y pas d’identité française pur jus ; que chaque élément étranger installé dans le pays y a apporté sa pierre et donc peut se dire propriétaire du pays au même titre que les autres. Certains vont même jusqu’à affirmer avec mépris que la France n’a toujours été qu’un ramassis d’envahisseurs. Alors, un de plus ou un de moins… Tu as vu ce qu’il fallait penser de ces affirmations puisque jusqu’à l’arrivée toute récente des peuples musulmans, les étrangers installés dans notre pays, que ce soit à l’époque gallo-romaine, franque ou française, ont toujours été relativement peu nombreux, que, loin de vouloir imposer leur culture ils ont absorbé celle de leur nouveau pays d’autant plus facilement et volontiers qu’ils l’admiraient, que leurs langues étaient voisines et leur religion, très vite, la même.
Tu t’impatientes : - Oui, oui, ça va : j’ai compris !
Je poursuis ignorant ton agacement : - De toutes façons ce n'est pas parce que notre destin serait soi-disant d'être, depuis toujours, un peuple divers que nous devons renoncer à nous défendre quand des peuples étrangers désirent s'installer en masse chez nous. C'est d'ailleurs ce que, comme tous les pays du monde, nous n'avons cessé de faire dans notre histoire, que ce soit par la seule existence de nos frontières ou par les armes : rappelle-toi Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Valmy ou Jean Moulin. A moins que tous ce noms ne te disent plus rien... si ?
Tu hausses les épaules : Bien sûr que je les connais !
- Allons tant mieux ! Mais je crains que tu sois de la dernière génération à les connaître. Bref : Ce n'est pas parce que le destin de l'homme est de mourir qu'il doit renoncer à vivre, pas plus que nous devons renoncer docilement à notre identité. Personne ne consent disparaître sans se défendre. D'autre part, à scruter de près leur histoire, on pourrait dire exactement la même chose, plus ou moins, de toutes les nations qui pourtant défendent mordicus une identité propre, singulière, que l’on interdit à nous Français « de souche », et à nous seuls, de défendre. Les Tibétains qui refusent que leur identité et leur culture soit noyées et dissoutes par l’afflux d’immigrants chinois, ont pour défenseurs les mêmes qui nous interdisent de défendre notre spécificité. A ce sujet il faut signaler une nouvelle incohérence : s’il faut même se féliciter, comme commencent à le faire certains que, au nom du Métissage et de la Diversité, la France ait été envahie dans le passé par des peuples qui s’y sont installés, alors, au lieu de nous culpabiliser avec la colonisation, il faut approuver aussi que tous les pays conquis l’aient été, à commencer par l’Afrique, et regretter que les Européens l’aient quittée. Il faut se féliciter que l’Amérique et les territoires des Indiens aient été envahis par les Européens, ou le Tibet par les Chinois ; et les territoires des tribus amazoniennes par les chercheurs d’or brésiliens qui les dévastent. Or, dans le même temps, ces faits, les antiracistes, qui ne sont pas à une contradiction près, les déplorent et approuvent la guerre de libération de l’Algérie, par exemple. Pourtant si les peuples africains ont souhaité leur indépendance, c’est bien parce qu’ils estimaient (à juste titre) que leurs colonisateurs européens n’étaient pas chez eux en Afrique. Alors pourquoi les mêmes rejettent-ils l’idée selon laquelle les Européens seraient bel et bien chez eux en Europe ? S’il était légitime que les Algériens souhaitassent…
Tu ironises : - Oh… « souhaitassent » ! Tu te crois chez les aristos.
- Non, je me crois simplement dans la langue française. Le subjonctif imparfait en fait partie et est imposé par la règle de la concordance des temps que visiblement on ne vous apprend plus.
- Est-ce qu’on nous l’a apprise ? Je ne m’en souviens plus...
- Apparemment tu ne te souviens pas de grand-chose. Heureusement que je suis là. Passons. Je reprends : s’il était légitime que les Algériens souhaitassent le départ des Français, pourquoi les Français n’auraient-ils pas le droit de décider si des étrangers, et lesquels, peuvent ou non s'installer sur leur territoire ? Quand les Israéliens s’installent d’autorité en terre palestinienne, les Palestiniens et le monde entier condamnent ce qu’ils appellent une inadmissible entreprise de colonisation. Quelle différence entre ces territoires occupés de Palestine et nos banlieues où se sont fixés d’autorité des millions d’Africains qui nous obligent, par leurs comportements, à leur abandonner la place ?
- Ben... c'est que nous, nous laissons s'installer les étrangers ?
- Qui, nous ? On nous a demandé notre avis?
- Euh... non… je ne crois pas.
- Bien sûr que non ! La voilà la différence ! On ne nous a jamais demandé notre avis, à nous le peuple de France, et nos responsables médiatico-politiques collaborent allègrement, au nom de je ne sais quelle sacro-sainte "Diversité", ce nouveau dada branchouille, avec les envahisseurs de notre pays, alors que les gouvernants de Palestine font à leurs envahisseurs israéliens une guerre impitoyable jugée légitime.
- Autrement dit, si je comprends bien, c'est super de crier : l'Afrique aux Africains ! Le Tibet aux Tibétains ! l'Algérie aux Algériens ! La Palestine aux Palestiniens ! Mais c'est atrocement raciste de crier : La France aux Français !
- Tu as parfaitement compris ! Mieux encore : il faudrait aussi regretter que l’on ait résisté aux Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Après tout, la plupart, à l'époque, étaient aussi de pauvres hères. Il n’y avait qu’à leur attribuer, toujours au nom du Métissage et de la Diversité, la carte d’identité française et décider qu’eux aussi, étaient des Français comme les autre et le problème était réglé.
- Arrête ! Tu me donnes le tournis !
- Ce sont les incohérences du « politiquement correct » qui donnent le tournis. Elles sont déshonorantes pour l’intelligence de ceux qui les pratiquent ou pour leur honnêteté intellectuelle. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits mais sois certaine que les « Bien pensants », eux, s’y retrouvent pour se maintenir au pouvoir... A demain ?
- A après-demain. Demain je dors chez une copine...
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