Patrice GRIHAULT-FRANCISQUE,

Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité, Justice...Citoyen relève la tête, ouvre les yeux!

Accueil     Les textes     Ma politique     Élections     VRL     Plan du site     Contactez moi     Sites amis     Antigone      
1ère partie - Chapitre 1
1ère partie - Chapitre 2
1ère partie - Chapitre 3
1ère partie - Chapitre 4
1ère partie - Chapitre 5
1ère partie - Chapitre 6
1ère partie - Chapitre 7
1ère partie - Chapitre 8
1ère partie - Chapitre 9
2ème partie - Chapitre 1
2ème partie - Chapitre 2
2ème partie - Chapitre 3
2ème partie - Chapitre 4
2ème partie - Chapitre 5
2ème partie - Chapitre 6
2ème partie - Chapitre 7
2ème partie - Chapitre 8
2ème partie - Chapitre 9
2ème partie - Chapitre 10
2ème partie - Chapitre 11
Conclusion
Chapitre IV

Où l'on parle de race, de culture, d'identité culturelle et de liberté d'expression, ainsi que... des incohérences de l'anti racisme...


Le lendemain c’est toi, comme toujours, qui a attaqué bille en tête : - Mais en quoi le « culturalisme » est vrai, plus vrai que le racisme ?

- Écoute, c’est bien par son identité que l’on distingue tel groupe humain d’un autre, non ?

- Si.

- Et qui dit identité dit forcément caractéristiques identiques communes, non ?

- Si, si.

- Et si ces caractéristiques identiques communes ne viennent pas de gènes raciaux, ni d’une quelconque potion magique, il faut bien qu’elles viennent de quelque chose, non ?

- Si, si, si.

- Tu ferais mieux de réfléchir au lieu de te payer ma tête.

- Je ne me moque pas, je m’amuse mais je ne demande pas mieux que de réfléchir. Vas-y, continue.

Je poursuis sans plus de commentaires :
- Et que pourrait être ce quelque chose si ce n’est…

- La culture !

Tu as lancé le mot d’un air triomphant, histoire de me rassurer sur ta capacité de réflexion.
- Tout juste. Bravo. Autrement dit : c’est la culture qui façonne à l’identique les personnes qui la reçoivent, qui forge donc leur identité. Par conséquent, il est logique de généraliser au groupe humain concerné les caractéristiques qui sont celles de sa culture. Ce que je te dis là est presque une vérité de La Palice.

- D’accord. N’empêche que je n’arrive toujours pas à voir la différence entre généraliser racialement et généraliser culturellement.

- Énorme. Reprenons : les Français, par exemple, ont le goût de la gaudriole, mais si c’était une caractéristique raciale, tous les peuples aryens auraient ce goût puisque les Français sont de race aryenne. Tous naîtraient avec le gène de la gaudriole, sauf exceptions si rarissimes qu’elles apparaîtraient comme une anomalie. Or ni les Anglais, ni les Espagnols, ni les Allemands ne l’ont au même degré en tous cas que nous. Preuve qu’il s’agit d’une caractéristique culturelle, mais le façonnage culturel est beaucoup moins rigoureux que le serait le génétique. Il peut y avoir de nombreuses exceptions. J’en connais quelques unes. Ton oncle Ernest n’est pas spécialement un gai luron, ni mon cousin Hector.

- Ah, ça tu peux le dire ! Mais si la culture peut laisser de nombreuses exceptions, alors il est encore plus contestable de généraliser culturellement que racialement…

- Non, parce que ces exceptions confirment, selon l’expression consacrée, la règle générale sans laquelle il n’y aurait pas, encore une fois, d’identité culturelle possible. Dans le cas de la culture, la généralisation indique une tendance. C’est un repère commode. Les généralisations culturelles construites sur l’expérience séculaire de milliers et de milliers d’anonymes, s’appellent lieux communs. Contrairement à ce qu’en pense l’élite, qui se base sur sa seule expérience, par définition très limitée puisque l’élite n’est formée que d’un très petit nombre de personnes et qu’elle déchoit souvent de son statut d’élite d’une époque à l’autre, ils sont souvent précieux pour se repérer dans la jungle humaine, pour savoir un peu où l’on met les pieds. Ce ne sont pas des préjugés mais des « postjugés ». Comme dit le philosophe : si un peu d’expérience éloigne des lieux communs, beaucoup y ramène. C’est comme une boussole, ils sont nécessaires mais pas suffisants. Ils expriment une vérité approximative qu’il convient par l’expérience de nuancer. Tes Arabes ne sont pas plus agressifs que la moyenne parce qu’ils sont arabes mais parce qu’ils sont musulmans. Leur agressivité fait partie de ces lieux communs que l’expérience vérifie, comme toi-même l’a vérifié, mais comme toi-même aussi l’a vérifié, il existe des exceptions.

- Répète voir un peu ton truc là... sur les lieux communs.

- Mon "truc" ! Tu ne peux pas dire ma "phrase" ? Ce n'est pas difficile pourtant ! Le voilà, mon "truc" : "Un peu d'expérience éloigne des lieux communs, beaucoup y ramène." Tu vérifieras par toi-même, au fur et à mesure que tu vieilliras et accumuleras de l'expérience, l'extraordinaire vérité de cette formule qui n'est pas de moi mais d'un grand philosophe dont j'ai oublié le nom.

- Donc si je dis que les musulmans de ma classe sont plus agressifs que la moyenne, ce n’est pas du racisme.

- Non. A moins de juger la vérité raciste, auquel cas tant pis pour l’antiracisme. Ce n’est pas parce que la plupart des musulmans dans le monde voilent et cloîtrent leurs femmes, qu’il existe, chez eux, un gène racial… du voilage des femmes. L’agressivité ou le voilage des femmes, bien réels cependant, sont des caractéristiques culturelles, donc, contrairement aux raciales, modifiables mais que l'on peut généraliser tout en tenant compte d'exceptions plus ou moins nombreuses. Tu me suis maintenant ?

- Oui, je crois. Autrement dit : c’est une erreur de généraliser à partir de la race mais c’est valable de le faire, jusqu’à un certain point, à partir de la culture.

- Jusqu’à un certain point qui varie selon les cultures. Tu as parfaitement compris et résumé. Ceci dit, comme la plupart des
Arabes sont de culture ou de religion musulmanes, il est normal de dire les "Arabes", pour aller vite plutôt que de se fatiguer à préciser chaque fois les "Arabes musulmans".

- Oui d'accord. Je comprends. Pourtant j’ai idée qu’on me reprocherait quand même de dire ça.

- Sans doute. Incohérence supplémentaire : on nous exhorte sur tous les tons, s’agissant des identités culturelles, à respecter leurs «différences» mais quand on pointe, en toute connaissance de cause, ces différences, on est vite traité, s’il s’agit de défauts, ou supposés tels, de raciste ; comme si toute identité culturelle était forcément parfaite, ce qui est d’une absurdité sans nom. Chacun sait que rien de ce qui est humain n’est parfait. Et puis essaie de dire, par exemple, aux gentils dialogueux antiracistes que la caractéristique de la culture arabo-musulmane est, entre autres, de ne respecter que la force ! Tu les entendras se récrier d’indignation et te traiter de tous les noms ! Et pourtant, en ayant ce regard négatif typiquement occidental sur cette caractéristique typiquement arabo-musulmane qu'ils nient parce qu'elle leur paraît dévalorisante, ne sont-ils pas, eux, les vrais racistes ? D’ailleurs se doutent-ils seulement à quel point, justement, les musulmans les méprisent de multiplier les courbettes, les salamalecs à leur intention ainsi que les dialogues perdus d’avance ? Et puis, nouvelle, incohérence : si tu soulignes les défauts de l’identité occidentale judéo-chrétienne, celle de nos ancêtres, tout le landernau antiraciste applaudit, mais si tu critiques l’identité arabo-musulmane, par exemple, tu seras traitée de raciste. Et d’abord : peut-on se convertir à une race ?

- Non, bien sûr que non.

- Et à une religion ?

- Oui, oui, naturellement.

- Tu vois bien que la race n’a rien à voir avec la religion. Critiquer celle-ci ne peut donc être raciste. D’ailleurs on ne se prive pas de critiquer le catholicisme qui a été le fondement de l’identité française pendant plus d’un millénaire ou le  communisme qui a été le fondement de l’identité culturelle de la Russie soviétique pendant soixante ans. Pourquoi faudrait-il s’abstenir de critiquer l’islam par
exemple, comme on voudrait nous le faire admettre ? La critique est toujours salutaire et féconde. Nous sommes, nous, occidentaux, bien placés pour le savoir : c’est grâce à elle que nous avons pu atteindre ce développement que le monde entier nous envie.

- Mais que ce soit par racisme ou par « culturalisme », montrer du doigt, en mal, une catégorie de personnes peut être dangereux, non ? On le sait depuis le nazisme. C’est pour ça que je te disais que je ne voyais pas de différence concrète entre l’une et l’autre approche.

- Je vais te surprendre : à mon avis aucune opinion, si détestable qu’elle paraisse à certains, n’est dangereuse si elle n’appelle pas explicitement à la violence et si n’importe qui a la liberté de la discuter, de la nuancer ou de la contredire, c’est-à-dire si les règles démocratiques sont respectées. Par contre toute opinion, si généreuse qu’elle paraisse, est dangereuse si elle devient envahissante, totalitaire, c’est-à-dire si elle ne laisse plus aucun espace aucune possibilité aux opinions dissemblables de s’exprimer. Ce n’est pas l’antisémitisme, opinion critique sur les juifs, qui est dangereux, c’est l’antisémitisme totalitaire de l’Allemagne nazie qui a mobilisé contre eux un colossal appareil de propagande. Si l’on juge  l’antisémitisme dangereux au motif que le nazisme a massacré des millions de juif, alors l’anti « bourgeoisisme » est aussi dangereux puisque la Russie soviétique a massacré des millions de bourgeois ou prétendus tels. Or la critique de la bourgeoisie est parfaitement admise, que je sache. Tu connais au moins la chanson de Brel ?

Tu te mets aussitôt à fredonner :
- Les bourgeois, c'est comme les cochons plus ça devient vieux, plus ça devient... cons ! Oui je la connais. Tout le monde la connaît.

- Tu vois ! Personne ne se gêne pour dire pis que pendre des bourgeois mais on est libre aussi de les défendre et d'en dire du bien. Par contre, si belle que fût l’idée de « La fin de l’exploitation de l’homme par l’homme », devise du communisme, à partir du moment où elle est devenue totalitaire dans la Russie soviétique qui a mobilisé un formidable appareil de propagande contre la bourgeoisie, et qu’il a été impossible de faire entendre des avis contraires, de s’opposer à la façon dont on mettait en œuvre cette idée, elle a fini par produire des dizaines de millions de morts. Je crains qu’il en aille de même avec l’antiracisme que l’on t’enseigne au collège et au lycée.

Tu sembles soudain affreusement inquiète : - Tu es pour le racisme ? !

- Non. Je suis absolument contre le racisme, le vrai, mais je suis aussi pour la liberté d'opinion démocratique. Dans ces conditions même l’opinion raciste, si elle s’exprime sans insultes, sans appel direct à la violence et au meurtre mais à la façon d’une simple critique qui autorise toutes les réfutations, devrait être libre, parce que, alors elle est sans danger. Elle devrait être combattue comme un erreur, ethnologique, anthropologique, bref, scientifique, ce que, après tout, elle peut très bien être, et non punie comme un crime. Depuis quand punit-on de prison ou d’amende les erreurs intellectuelles ? Ce serait revenir au temps de l'Inquisition. La liberté d'expression est plus dangereuse à interdire que les idées dites dangereuses et qui ne le sont que si elles deviennent totalitaires, c'est-à-dire si la liberté d'expression est interdite ! Est-ce que je me fais bien comprendre ?

- Oui... je crois. Un peu.

- Tiens ! Un exemple qui te fera mieux comprendre : l'affaire Dreyfus.Tu connais ?

- Oui, c’est cet officier juif qui a été injustement condamné pour trahison ?

- Exactement. Il a été condamné à la suite d’un procès inique et uniquement parce qu’il était juif. Voilà du racisme pur et simple. Mais tu sais, aussi, que Dreyfus a fini par être reconnu innocent ?

- Oui

- Tu sais grâce à qui ?

- Non, je ne sais plus.

- Grâce à un officier, le colonel Picquard, qui a découvert les preuves de l’innocence de Dreyfus et qui les a fait prévaloir contre vents et marées au risque d’être viré de l’armée ou pire. Or, ce colonel devait être lui aussi plus ou moins antisémite comme l’étaient à l’époque tous les officiers de l’armée française. Il n’empêche que l’injustice et le mensonge, fut-ce contre un juif, l’ont révolté. Qui est plus estimable, d'après toi, l’antiraciste qui laisse faire ou le raciste qui réagit avec courage pour rétablir la justice ?

- Ben... le raciste courageux. N'empêche que...

- Que quoi ?

- N'empêche que le mieux du mieux c'est encore l'antiraciste courageux.

- Certes ! Mais que penses-tu des antiracistes qui pullulent aujourd'hui et qui ne défendent jamais une personne injustement condamnée pour peu qu'elle passe, je dis bien " qu'elle passe " , pour raciste ?

- Dans ce cas, je préfère ton colonel Picquard, même s'il était antisémite.

- Tu vois bien ! Le racisme c’est comme l’amour : il n’y a que les actes qui comptent. Je connais des racistes qui ne feraient pas de mal à une mouche et parfaitement capables de compassion de proximité pour un noir ou un arabe qu'ils verraient dans la détresse. Par contre je connais des antiracistes, ou se croyant tels (ce serait un autre débat) dont je me méfierais comme de la peste, même si j'étais juif, noir ou arabe.

- En somme tu es contre le racisme mais tu es contre, aussi, l'antiracisme. Il faudrait savoir.

- Je ne suis pas contre l'antiracisme. Pas du tout. Je suis contre l'antiracisme totalitaire et mystificateur, nuance. Je suis pour l'antiracisme mais le véritable, qui était, au départ, une idée très noble. Malheureusement il est en train de devenir une idéologie envahissante et totalitaire, dirigée contre les Français comme nous et en faveur des Français d’origine africaine. Il camoufle un répugnant racisme à rebours. Est-ce que tu comprends ?

- Oui... je crois. Pourtant on dit que le racisme n’est pas une opinion mais un délit.

- Justement ! Figure toi que transformer une opinion en délit est le propre des dictatures ! Une opinion, raciste ou pas, reste une opinion et n’a pas à être sanctionnée, surtout que, faute de définition précise, l’accusation de racisme est mise aujourd’hui à toutes les sauces et sert à tous les règlements de compte.

- C'est quoi, alors, pour toi, le vrai racisme ? C’est pas encore clair dans ma tête.

- Le vrai racisme, qui doit être impitoyablement condamné et puni, c'est l'affirmation de l'inégalité des races, inégalité qui justifie toutes sortes de nuisances, dont le crime, contre les races jugées inférieures ou les personnes qui y appartiennent, sans qu'elles aient commis quoi que ce soit de répréhensible aux yeux de la loi ; c’est chercher à s'en prendre aux biens, à l'intégrité physique ou à la vie de quelqu'un qui n'a fait aucun tort à personne, au seul motif qu’il appartiendrait à une race inférieure ou nuisible. Point final. Sans cette affirmation d'inégalité il n'y a pas racisme, et sans passage à l'acte, le racisme n'est qu'une opinion pernicieuse qui doit être réfutée démocratiquement par l'argumentation. D'ailleurs Le mot racisme est trop souvent employé à tort et à travers par des gens qui ont intérêt à brouiller les cartes. C'est d'autant plus grave que, aujourd'hui, l'accusation vaut quasiment preuve. Or neuf fois sur dix le racisme que condamnent les faiseurs d'opinion n'en n'est pas.

- Par exemple ?

- Des exemples ? Dénoncer l’invasion et la colonisation d’un pays par des millions d’étrangers n’est en rien du racisme, ni de la xénophobie mais du patriotisme, de l’instinct de conservation identitaire et national. Ou encore : quand on subit soi-même ou ses proches ou ses connaissances, des nuisances répétées de la part d’individus appartenant tous, toujours et partout à la même communauté, en vouloir à cette communauté, la prendre en grippe, la critiquer sans pour autant passer à la castagne, n’est en rien du racisme mais de l’exaspération légitime. Le contraire relèverait dans ces conditions de la sainteté. Mais si l’antiracisme exige de la sainteté, c’est qu’il y a maldonne quelque part, car l’être humain n’est pas programmé pour la sainteté. En revanche il y a de fortes chances pour que les individus en question, aient agi, eux, par pur racisme à partir du moment où les victimes qui n'appartenaient pas à leur communauté, ne leur avaient strictement rien fait. Est-ce que tu commences à voir où je veux en
venir ?

Tu me réponds prudemment :
- Peut-être... vaguement.

- Tiens un exemple entre mille : tu te souviens qu’hier aux informations on a rendu compte d’une cérémonie qui a lieu chaque année, cérémonie pendant laquelle des célébrités de la politique viennent déposer des fleurs à l’endroit où un « Arabe » a été tué par un Français comme nous il y a quinze ans.

- Oui, je m’en souviens parfaitement.

- Eh bien, est-ce que le nom de Jean-Claude Irvoas te dit quelque chose?

- Non, pas du tout.

- Le contraire m’eût étonnée. Ce nom ne te dit rien parce que les médias n’en parlent jamais, et n’en ont jamais parlé même quand celui qui le portait, un paisible père de famille, photographe de son état, a été lynché à mort devant sa femme et sa petite fille par des jeunes issus de l’immigration africaine.

- Pour quelle raison ?

- Pour rien ! Il se contentait de photographier les réverbères de je ne sais plus quelle banlieue. Pourtant aucune commémoration annuelle ne vient rappeler au souvenir des Français cet horrible assassinat, autrement plus horrible que celui de ce pauvre homme poussé dans la Seine, à la suite d’une altercation, lors d’une belle journée ensoleillée de mai, et qui avait le malheur de ne pas savoir nager, détail que, à une époque où à peu près tout le monde sait nager, devait ignorer son meurtrier. Et pourquoi les médias et les responsables politiques commémorent le premier et ignorent le second ?

- Parce que l’un est arabe et l’autre comme toi et moi ?

- Exactement. Et Jean-Claude Irvoas est loin d’être le seul de son espèce à avoir été aussi affreusement assassiné pour rien par des jeunes issus de l’immigration africaine. Ce sinistre détail illustre cette propagande à sens unique dont je voudrais que tu prennes conscience.

- En tous cas, j’avais remarqué quand même quelque chose : quand un Arabe ou un noir est tué par un blanc, accidentellement ou non, ça déclenche aussitôt des émeutes dans la cité et tout le monde a l’air de trouver ça normal. Par contre quand c’est quelqu’un comme… comme nous, qui est tué par un Arabe ou un noir, il n’y a jamais d’émeutes.

- Très juste. Tu l’avais remarqué, et sûrement, d’autres choses encore, mais tu faisais ainsi que la plupart des Français tels que nous, comme si tu ne l’avais pas remarqué. Tu l’avais, « refoulé » dirais-je en terme de psychanalyse. Mais gare au retour du refoulé. Il est rare qu’il se passe sans dégâts. On reprend demain ?

- Ok.

Notre conversation quotidienne avait pris désormais sa vitesse de croisière. Nous sentions toutes les deux au même moment  quand il fallait arrêter...